Athlète Sportcom de la semaine du 8 octobre 2009 - Joseph Polossifakis
Joseph Polossifakis

Marqué par le sport

 

 par : Mathieu Laberge

 

Montréal, 8 octobre 2009 (Sportcom) – À sa première participation aux Championnats du monde seniors d’escrime, le Montréalais Joseph Polossifakis a terminé en 25e place de la compétition individuelle de sabre. L’athlète de 19 ans mérite ainsi le titre de l’Athlète Sportcom de la semaine du 5 octobre 2009.

 
 
Une première, mais sûrement pas une dernière 
présence aux Championnats du monde pour le jeune
escrimeur.
Dans le tableau des 64, le jeune sabreur a défait le Français
Vincent Anstett 15-11 avant de s’incliner 15-3 contre l’éventuel médaillé d’argent, le Roumain Rares Dumitrescu. Après son baptême aux mondiaux seniors, l’athlète qui s’entraîne au sein du club des Dynamiques du collège Brébeuf de Montréal avait le sentiment du devoir accompli, même s’il n’a pas pu chauffer Dumitrescu comme il l’aurait voulu.
 
« Je suis extrêmement content de ma première expérience et je n’ai rien à me reprocher. Le Roumain avait déjà gagné plusieurs Coupes du monde et des Grands prix, alors je savais que ça serait un match difficile. J’ai un peu perdu ma concentration parce que j’étais encore content de ma victoire précédente. Disons que c’est mon inexpérience qui a paru. L’escrime, c’est vraiment un sport dominé par les plus vieux et nous n’étions que cinq athlètes encore d’âge junior dans ce tournoi. »
 
La vie de recrue
 
En escrime comme dans bien des sports, les recrues sont toujours bien encadrées, pour ne pas dire à la merci, de leurs vétérans coéquipiers. Joseph Polossifakis n’a pas échappé à la tradition et comme toutes les recrues masculines de l’équipe, il a dû faire un arrêt obligatoire chez le barbier pour se faire raser la tête.
 
« J’ai essayé de m’en sortir, mais sans succès! » raconte en riant celui qui s’est visiblement habitué à sa nouvelle tête. « Dès notre arrivée en Turquie, mes coéquipiers m’ont amené au premier coiffeur que nous avons trouvé. Les cheveux n’ont pas encore repoussé à mon goût et je me donne au moins trois mois. Disons qu’à mon retour à Montréal, je vais pouvoir essayer mon nouveau look auprès des filles lorsque je vais sortir pour voir si ça pogne… »
 
Le coup de foudre de Polossifakis avec l’escrime s’est fait en secondaire 1 alors qu’il étudiait au collège Brébeuf. Ses premiers pas sur la piste se sont faits sous l’œil attentif de l’entraîneur et Olympien, Jean-Marie Banos. Restait à choisir quelle serait son arme de prédilection : le sabre ou l’épée, car le fleuret n’y était pas enseigné.
 
« J’ai bien failli devenir un épéiste, car Jean-Marie cherchait un gaucher, ce que je suis. Finalement, il a sélectionné un de mes amis en fonction de ses qualités athlétiques spécifiques et c’est une bonne chose, car j’aime vraiment le sabre!
 
L’escrimeur a aujourd’hui quitté le collège Brébeuf pour l’Université McGill, où il est étudiant de première année en commerce. Après son baccalauréat, il aimerait poursuivre ses études en droit afin de se spécialiser en droit des affaires.
 
Sportif dans l’âme
 
Avant de pratiquer l’escrime, le Montréalais était déjà très sportif : kickboxing, soccer et basketball. En plus, jouer du piano faisait partie de son quotidien. Du jour au lendemain, il a tout laissé tomber pour se concentrer sur l’escrime. Selon lui, son goût du sport lui vient en grande partie de son père qui a notamment excellé au basketball.
 
« On l’a même presque recruté dans le circuit collégial américain, mais malheureusement, il était un peu trop petit. Aujourd’hui, il est mon fan numéro un. Il filme tous mes matchs et il se lève même à 2 heures du matin pour regarder mes combats sur Internet lorsque je suis en compétition à l’étranger. C'est un gros avantage dans ma vie d'athlète d'avoir des parents qui me soutiennent autant. Ça me donne plus confiance en moi. »
 
S’il est confiant sur une piste d’escrime, les choses sont un peu différentes sur une planche de surf, un sport auquel il s’est initié lors d’un récent voyage en Amérique centrale.
 
« J’ai réussi à monter sur la planche pendant une demi-seconde. C’est mon record, sauf qu’en tombant, je me suis cogné. J’ai maintenant une cicatrice sur la lèvre gauche qui va me rappeler cette belle expérience inoubliable! Disons que je ne deviendrai pas champion du monde dans ce sport! »
 
Champion du monde en escrime un jour alors? C’est à suivre.
 
-30- 
 

31-5 Tennis en fauteuil roulant US Open, Saint-Louis, Missouri Éric Gilbert et Yann Mathieu

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