Un avant-goût des Jeux pour les sœurs Drolet
 |
Photo Mathieu Laberge, Sportcom
Stéphanie et Caroline Drolet |
Vancouver, 22 février 2010 (Sportcom) – Participer aux Jeux olympiques est le rêve de bien de jeunes athlètes. C’est la chance unique que peuvent vivre des dizaines de Québécois en étant ouvreurs de piste. Et c’est le cas des sœurs jumelles Caroline et Stéphanie Drolet aux compétitions de ski de fond. Originaires de Saint-Faustin-Lac-Carré dans les Laurentides, Caroline et Stéphanie sont des habituées des circuits québécois et canadiens. Stéphanie compte d’ailleurs des participations aux Championnats du monde juniors et aux Jeux du Canada. C’est donc avec empressement qu’elles ont postulé pour devenir ouvreuses de piste lorsque leur fédération nationale s’est mise à la recherche de candidatures. « C’est fantastique de voir les athlètes et leurs performances de près. Nous avons accès au salon des athlètes et après nos fonctions d‘ouvreuse de piste, nous pouvons demeurer près de l’aire d’arrivée pendant les compétitions. C’est une de mes meilleures expériences », explique Caroline. Pour sa part, Stéphanie a vraiment l’impression de savourer les Jeux comme si elle était une athlète, la pression en moins. « C’est le fun de vivre cette expérience à deux et ça nous donne un avant-goût des Jeux si nous voulons y retourner comme athlète. Avec notre dossard, nous pouvons nous entraîner sur les parcours. C’est une chance unique de vivre les Jeux olympiques sans pression. C’est sûr que j’aimerais mieux être dans l’action qu’être spectatrice, mais ça reste une belle expérience, car il n’y a pas de compétition plus grosse que les Jeux. » Le séjour à Whistler des deux fondeuses qui s’entraînent au Centre national d’entraînement Pierre-Harvey, dans la région de Québec, n’est toutefois pas synonyme de vacances, car la saison des compétitions n’est pas encore terminée. Pas plus que leur session au Cégep d’ailleurs. En pratiquant un sport d’hiver, les sœurs âgées de 20 ans réussissent tout de même à concilier les deux. « Nous manquons environ le tiers de la session, mais nous avons pu nous organiser avec nos professeurs pour faire nos travaux à distance », explique Caroline. Stéphanie ajoute quant à elle que la bonne volonté de leurs professeurs les aide énormément pour mener ces deux domaines de front. Étudiantes au Cégep François-Xavier Garneau, Stéphanie voudrait poursuivre ses études en communications, alors que Caroline vise la médecine ou la physiothérapie. En plus de vivre leur baptême olympique ensemble, Caroline et Stéphanie ont aussi un blogue commun (www.droletsisters.com), où elles partagent leurs impressions de courses. Si elles n’ont pas toujours obtenu les résultats qu’elles auraient espérés cette saison, les deux sœurs n’embellissent pas pour autant leurs récits, ce qui est tout à leur honneur. « Les gens qui lisent notre blogue savent que la vie d’athlète n’est pas toujours un conte de fées. On apprend plus dans la défaite que dans la victoire. Et ça, il faut l’écrire, parce que ça fait du bien », croit Stéphanie. En vivant l’expérience des Jeux, pendant quelques jours, peut-être elles auront cependant eu l’impression de vivre un conte de fées. -30- Rédaction : Mathieu Laberge |