Dany Lemay : l’homme au 1000 prénoms
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Photo Caroline Larose, Sportcom
Dany Lemay |
Vancouver, 27 février 2010 (Sportcom) – Prêt pour un petit quiz? Associé le surnom au bon patineur de courte piste. La locomotive de Sainte-Julie? Le rayon de soleil de Saint-Félicien? La bombe de Boucherville? Le guerrier de Lachenaie? La perle de Saint-Étienne? Faites vos jeux! Si vous avez répondu Charles Hamelin, Marianne St-Gelais, François-Louis Tremblay, Olivier Jean et Kalyna Roberge, vous connaissez votre sport ou vous connaissez Dany Lemay, la voix francophone du patinage de vitesse courte piste aux Jeux de Vancouver. Au fil des ans, l’annonceur a donné des surnoms à tous les patineurs québécois et son style se démarque des autres autant par sa vivacité que son originalité. « J’ai toujours été amateur de courses de chevaux. Je me suis inspiré de Jean Desautels qui animait les courses à Blue Bonnets. J’ai transposé cela au patin et j’ai peaufiné mon style au fil des ans. D’habitude, je fais l’annonce bilingue, alors ça s’y prêtait bien! » Car si Dany Lemay en est à ses premiers Jeux olympiques, il a manifestement roulé sa bosse avant d’en arriver là. Il a pris part à quatre Championnats du monde et à toutes les épreuves de Coupe du monde disputées en sol québécois depuis de nombreuses années. Merci à Nathalie Lambert Maniaque de sport, Dany Lemay a toujours démontré un intérêt pour le poste d’annonceur-maison. En 1994, lors d’une Coupe régionale au Centre national à Montréal, Nathalie Lambert, l’annonceur de l’époque, a dû quitter plus tôt. Dany Lemay s’est proposé pour prendre la relève de la championne olympique et chef de mission de la délégation canadienne à Vancouver. « Après, ils m’ont toujours demandé de revenir. Nathalie n’a pas seulement pavé la voie aux patineurs! » fait-il remarquer avec justesse. À Vancouver, cet ancien patineur courte piste attire l’attention. La foule réagit au Pacific Coliseum. « Je suis tout à fait conscient que les gens comprennent bien. Je reçois des commentaires. Je ne suis pas juste là comme parure. Je suis très content! » « Ce que j’aime le plus faire, c’est vulgariser le sport pour les gens, expliquer les enjeux de la course. C’est mon plus gros défi aux Jeux parce que j’ai une foule de non-initiés. J’aime quand les gens comprennent ce qui se passe. » Étrangement, Dany Lemay dit retrouver ce même défi dans son travail d’actuaire. « Le côté de mon travail que j’aime le plus, c’est d’expliquer, de vulgariser les différents programmes par exemple à des comités de retraite. » Le Québécois a vécu une belle expérience à Vancouver, d’autant plus qu’il a déjà entraîné six athlètes qui sont en compétition. « Je dois être neutre cependant. Parfois, je suis très nerveux parce que je vis ça de près. L’émotion est spéciale », conclut... Hum, quel surnom donnerait-on à Dany Lemay pour lui rendre justice? Le verbo-moteur de Sainte-Thècle? -30- Rédaction : Caroline Larose |