Escrime – Coupe du monde

Visées olympiques pour les fleurettistes canadiens à Bonn

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Montréal, 4 février 2016 (Sportcom) – Un billet olympique est à la portée de la formation canadienne masculine de fleuret et tout se décidera dimanche, à la dernière Coupe du monde par équipe du processus de sélection pour les Jeux de Rio qui sera disputée à Bonn, en Allemagne.

« Ce qu’il faudrait faire, c’est de terminer deux rangs devant les Brésiliens. Tout est possible, même s’il y a beaucoup de pression. Les gars sont confiants, ils vivent d’espoir. C’est sûr que ce n’est pas gagné d’avance, mais le défi peut être relevé », croit Dominique Teisseire, qui supervise les efforts d’Étienne Lalonde Turbide, Anthony Prymack, Maximilien Van Haaster et Eli Schenkel.

Les quatre meilleurs pays au classement mondial le 4 avril prochain qualifieront trois de leurs escrimeurs pour le prestigieux rendez-vous. Parmi les autres nations, les mieux classées dans chacune des quatre zones continentales décrocheront également un laissez-passer.

Victorieux à la dernière Coupe du monde par équipe à Paris, en janvier, les Américains sont à toutes fins utiles assurés de se retrouver parmi les quatre meilleurs, ce qui laisse du même coup une autre chance pour un pays des Amériques.

Les Canadiens sont engagés dans une lutte à finir avec les Brésiliens pour cette entrée. Selon une façon optimiste de calculer les points amassés, les représentants de l’unifolié sont en avance de huit points sur leurs adversaires. En tenant toutefois compte du fait que la moins bonne compétition n’est pas retenue, ils se retrouvent en recul de deux points.

Les fleurettistes à la feuille d’érable ont-ils de bonnes chances de se faufiler? « Je ne serai pas original, mais je dirais que c’est 50 50, affirme Dominique Teisseire. Ça dépendra du tableau. Leur placement dans le tableau et celui des Brésiliens sera important. »

Le tirage au sort de samedi après-midi sera ainsi suivi avec intérêt par le maître d'armes bouchervillois, qui espèrent notamment éviter les Américains, «impressionnants à Paris », et les Russes.

« Les gars sont capables du meilleur comme du pire. Ils ont déjà accédé au tableau de huit en battant des équipes comme l’Allemagne et la Chine. Ils en ont sous le pied, ils vont se battre à fond. »

Un trio dont il faut se méfier

« C’est une équipe très surprenante, formée de trois individualités complètement différentes. Ils ont des jeux différents. C’est un plus pour nous, explique Teisseire. L’entraîneur de la France m’a toujours dit que le Canada est une équipe à laquelle il faut toujours faire très attention. Ce n’est jamais gagné contre nous. »

Petite ombre au tableau, Maximilien Van Haaster a dû soigner une blessure à une main subie en France et n’a pu s’entraîner comme il se doit depuis. Quant à Étienne Lalonde Turbide et Anthony Prymack, ils ont travaillé ferme à l’Institut national des sports du Québec.

L’optimisme est tout de même palpable du côté de l’entraîneur, qui savourerait particulièrement un dénouement positif. « Eux, ils y croient. Moi, j’y ai toujours cru. Certains n’ont jamais cru, qu’une équipe composée de ces trois gars-là, puissent aller aux Jeux. S’ils réussissent, je serai un entraîneur comblé. »

« Si ça marche, je serai très heureux aussi parce que je suis très lié à ces trois gars-là. Anthony, notamment, est arrivé à mon club il y a huit ans, de Calgary. Nous avons vécu beaucoup d’expériences ensemble, ce serait super de pouvoir terminer avec une participation aux Jeux de Rio. »

Si jamais les Canadiens échouaient dans leur quête, tout ne serait pas perdu pour Van Haaster, présentement le fleurettiste des Amériques le mieux classé en excluant les Américains et les Brésiliens.

Parmi les nations non qualifiées, deux places olympiques seront octroyées aux meilleurs athlètes de pays différents faisant partie de la zone panaméricaine.

Outre la Coupe du monde de Bonn, le tournoi satellite de Cancun, au Mexique, et le Grand Prix de La Havane , à Cuba, compteront également dans le processus de sélection.

Chez les femmes, aucune épreuve de fleuret par équipe n’est au programme à Rio. En solo, l’Ontarienne Eleanor Harvey est actuellement dans une situation plus qu’enviable, se retrouvant première qualifiée selon le critère de représentativité continentale.