Nage synchronisée

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Les nageuses synchronisées canadiennes à la quête d’un billet olympique

SynchroCanada1
 


Montréal, 1er mars 2016 (Sportcom) – Les extraterrestres. Le feu et la glace. Ce sont sur ces thèmes que l’équipe canadienne de nage synchronisée tentera de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio cette fin de semaine, à l’endroit même où elle espère s’exécuter à nouveau dans cinq mois.

Après une rare apparition publique où elles ont présenté pour la première fois leurs nouveaux programmes technique et libre à la mi-février, les nageuses ont fait escale à Porto Rico pour compléter leur préparation. Elles sont maintenant arrivées Rio dans l’espoir de décrocher l’un des trois derniers billets disponibles pour le grand rendez-vous estival.

Entrevue vidéo de Karine Thomas

« Il faut garder un œil sur les Japonaises, les Espagnoles et les Ukrainiennes. Entre nous quatre, ce sera chaud », a lancé Karine Thomas, rencontrée lors de la présentation publique de leurs programmes.

Seule membre de l’équipe canadienne à déjà avoir goûté à l’aventure olympique, la Gatinoise tente de partager la magie des Jeux à ses coéquipières. « Aller aux Jeux olympiques c’est tellement spécial, c’est plus que ce que les mots peuvent d’écrire. Je pense qu’ensemble, en travaillant super fort, nous serons capables d’y arriver. »

« À ce stade-ci, toutes les équipes ont de la pression et je crois que celles qui se démarqueront sont celles qui ne feront aucune erreur et qui seront confiantes. C’est ce que nous essayons de faire », a renchéri la capitaine de l’équipe libre Marie-Lou Morin.

Entrevue vidéo de Marie-Lou Morin

Membre de l’équipe nationale depuis 2009, l’athlète de Westmount ne faisait toutefois pas partie des nageuses retenues au sein de l’équipe canadienne lors des Jeux de Londres. Âgée de 25 ans, Morin ne veut pas passer à côté de cette chance en 2016.

« J’essaie de garder la même mentalité qu’avant et d’y aller un jour à la fois. Tu ne sais pas ce qui peut arriver et il peut y avoir des blessures. Mais nous sommes sur une belle montée et je suis pas mal confiante que nous allons nous qualifier. C’est excitant que ça arrive. À titre de capitaine de l’équipe libre, ce serait un honneur. »

Les cartes cachées des Canadiennes

En personnifiant des extraterrestres dans leur programme technique samedi, puis en s’inspirant du thème de la glace et le feu à leur programme libre dimanche, les représentantes du pays veulent en mettre plein la vue aux juges.

« Pour le programme technique, nous misons sur la puissance et la sévérité dans nos expressions. Au libre, nous y sommes allées pour l’émotion. C’est beaucoup plus thématique, mais c’est aussi une routine complètement nouvelle et un genre complètement différent », a mentionné Marie-Lou Morin.

Entrevue vidéo de Jacqueline Simoneau

« Nous faisons quelque chose que les autres pays n’ont jamais essayé. Notre thématique, nos patrons et nos poussées acrobatiques sont aussi différents. C’est ce que nous fera ressortir du lot », a ajouté la voltigeuse de l’équipe canadienne Jacqueline Simoneau.

L’équipe canadienne s’est entourée de professionnels de l’école nationale de théâtre pour travailler leurs expressions faciales, mais compte aussi en ses rangs une entraîneuse spécialement venue du Japon, Miho Yoshida.

« Les Japonaises sont très bien connues pour avoir des éléments techniques presque parfaits. Nous avons donc beaucoup appris de Miho et nos éléments techniques sont maintenant à un autre niveau. Je pense que les autres pays seront surpris », a affirmé la Montréalaise de l’arrondissement Saint-Laurent.

Karine Thomas a été témoin de la progression de ses coéquipières et elle sur ce plan.  « Ce qui me plaît, c’est de voir à quel point nous sommes rendues fortes techniquement. Nous sortons de l’eau de façon explosive et toutes les filles sont à la même hauteur, ce qui était extrêmement difficile ces trois dernières années. Ça prouve que nous avons vraiment travaillé. »

Pressenties pour représenter le pays en duo aux Jeux olympiques, Karine Thomas et Jacqueline Simoneau n’auront pas prendre part à cette épreuve aux qualifications olympiques. Les deux Québécoises avaient déjà assuré une place au Canada en remportant l’or aux Jeux panaméricains de Toronto l’été dernier.

À Rio cette fin de semaine, la formation canadienne sera complétée par les Québécoises Janelle Ball (Dollard-des-Ormeaux) et Annabelle Frappier (Mont-Saint-Hilaire), les Albertaines Gabriella Brisson (Calgary) et Claudia Holzner (Calgary), les Ontariennes Rebecca Maule (Guelph) et Samantha Nealon (Morriston), de même que la Britanno-Colombienne Sandy Gill (Coquitlam), qui se partageront la tâche entre l’équipe libre et l’équipe technique.

Les dix nageuses s’apprêtent à entrer dans le dernier droit de cette première mission. Car si elles sont au Brésil cette semaine, c’est pour mieux y revenir.  « Nous mettons tout le paquet, toute l’énergie que nous avons chaque jour sur cet objectif, a affirmé Karine Thomas. Nous aimons la pression, nous aimons la compétition et c’est de cette façon que nous continuons de grimper les échelons et je crois que c’est super important pour une jeune équipe comme nous. »

« Nous voulons montrer l’essence canadienne. Nous savons que lorsque nous sommes sur la même page et que nous sommes concentrées, nous sommes une boule d’énergie. En plus de nos poussées acrobatiques, nous sommes super fortes, et nous avons une belle chimie d’équipe. Ça démontre bien que nous voulons cette place aux Jeux et que nous allons y parvenir toutes ensemble », a conclu Marie-Lou Morin.