Escrime – Grand Prix

« J’ai finalement atteint mon rêve » – Brinck-Croteau

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Photo Devin Manky 
Maxime Brinck-Croteau

Montréal, 20 mars 2016 (Sportcom) – L’épéiste Maxime Brinck-Croteau peut finalement célébrer, il est officieusement qualifié pour les Jeux de Rio. En plus, il a connu une bonne sortie à la dernière compétition comptant pour le classement olympique dimanche quand il a fini au 43e rang du Grand Prix de Budapest, en Hongrie.

Deux laissez-passer pour le prestigieux rendez-vous sportif attendent les meilleurs épéistes des Amériques au dévoilement du classement mondial du 4 avril. Avec les Vénézuéliens qualifiés en équipe, ces places reviendront à l’Américain Jason Pryor et à Brinck-Croteau.

« C'est un énorme soulagement de la pression qui s'accumulait depuis les Championnats panaméricains de cet été. C'est finalement l'accomplissement d'un rêve qui date depuis que j’ai 11-12 ans. J'ai tout investi et j'ai sacrifié emploi, famille, amis, temps, énergie et argent durant les cinq dernières pour les Jeux olympiques. C'est un soulagement énorme de savoir que j'ai finalement atteint mon rêve », a souligné le Québécois.

Parmi les sacrifices que Brinck-Croteau a faits, celui de s’entraîner en Chine a été des plus bénéfiques selon lui. Dans sa quête de devenir un jour olympien, il était bien important pour l’escrimeur de n’avoir aucun regret quant à la préparation adoptée.

« L'exile en Chine et le focus sur l'entraînement se sont révélés cruciaux dans mon trajet. Même si je ne m'étais pas qualifié, je n'aurais eu aucun remords plus tard. J'ai fait tous mes gros choix dans ma vie avec une mentalité bien précise : sur mon lit de mort, je ne veux aucun regret. Je ne veux pas vivre hanté par des “j'aurais dû faire” et des “si j'avais fait plus de”. »

Après deux sorties difficiles aux Coupes du monde de Heidenheim en janvier et de Vancouver en février, Brinck-Croteau a accédé directement au tableau de 64 à Budapest en se payant un parcours parfait de cinq victoires dans la ronde des poules vendredi.

« La première journée s'est assez bien déroulée. Un Vénézuélien ne s'est pas présenté dans ma poule le matin. C'était un match relativement facile de moins, donc la poule était déjà plus forte avant même de commencer », a expliqué le Canadien qui a enchaîné les victoires à cette étape du tournoi.

« Avec un seul match à faire, j'ai réalisé qu'une victoire de plus signifiait que j'allais passer directement à 90 % sûr dans les 64. J’allais mettre une pression horrible sur les autres qui tentent de se qualifier dans la zone panaméricaine. J'ai bien dominé mon dernier match pour finir avec une poule parfaite avec un très bon résultat même s'il manquait un tireur », a ajouté Brinck-Croteau qui a fini neuvième de cette étape avec un billet pour le tableau de 64.

« Par la fin de la journée, le Colombien, qui était la seule menace pour la zone, n'a pas atteint le tableau de 64 parce qu’il devait faire un top-16 minimum. Je savais que peu importe ce qu'il se passait dimanche, j'avais mon billet pour les Jeux de Rio! » se rappelle le Québécois.

Dans le tableau principal, le Gatinois, 39e sur l’échiquier international, a été vaincu 13-10 par le Vénézuélien Silvio Fernandez, 54e au classement.

« Un tireur d'expérience qu'il fallait vraiment faire attention de ne pas avoir un écart trop grand, car la remontée aurait été quasi impossible. Au début de la troisième période, le pointage était 7-6 pour lui et nous n’avons rien fait dans cette période. Dans la dernière minute du match, j'ai égalisé 10-10, mais j’ai raté une action cruciale pour prendre l'avance et c'est Silvio qui l'a prise. J'ai finalement dû courir pour rattraper, mais je n'ai pas réussi. Je termine 43e sur 280 », a analysé Brinck-Croteau.

Aucun autre escrimeur du pays n’a réussi à atteindre le tableau de 64 en Hongrie. Le Britanno-Colombien Laurie Shong est celui qui s’en est le plus approché, mais sa défaite au dernier tour des préliminaires l’a relégué au 66e échelon.

Aussi éliminé en dernière ronde des qualifications, le Montréalais Jean Lelion s’est classé 74e. Écartés dans les poules, Hugues Boisvert-Simard, de Québec, et Pascal Heidecker, de Gatineau, ont terminé à égalité au 206e rang.

Milosz Rowicki, de Brébeuf, 225e, était l’autre épéiste à porter la feuille d’érable sur son uniforme.

Chez les femmes, l’Ontarienne Leonora Mackinnon a été la meilleure Canadienne, finissant à la 83e place. Même si elle n’a pas amélioré son sort au classement olympique, l’athlète originaire d’Angleterre se rendra aux Jeux de Rio en tant que deuxième représentante individuelle du continent.

Les Montréalaises Louise Fournier et Malinka Hoppe ont suivi aux 132e et 176e échelons, tandis que les Ontariennes Vanessa Lacas-Warrick et Joanna Guy ont pris les 185e et 191e rangs.