Patinage artistique

Duhamel et Radford prêts à épater la galerie

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Photo Patinage Canada 
Meagan Duhamel et Eric Radford

Montréal, 29 mars 2016 (Sportcom) – Créer un moment, atteindre la perfection, c’est la mission que s’est donnée le couple Meagan Duhamel et Eric Radford. Les champions du monde 2015 pourraient bien mettre la main sur un second titre alors que la crème de la crème des patineurs artistiques sera à Boston, dans l’État du Massachusetts, pour la dernière compétition de la saison qui aura lieu jusqu’à dimanche.

L’an dernier, Duhamel et Radford ont gagné leur premier titre mondial en couple, et ce, 14 ans après les derniers Canadiens à avoir mérité cet honneur, Jamie Salé et David Pelletier. À l’aube des Championnats du monde 2016, l’idée de remporter une seconde couronne n’est pas leur priorité.

« Le fait de penser à la victoire en ce moment me donne l’impression de précipiter les choses. Nous nous concentrons sur une journée à la fois et nous entraîner du mieux possible. Nous voulons avoir de bonnes performances et si cela arrive, nous serions plus que contents! » a commenté le patineur de 31 ans.

La paire, cinq fois championne canadienne et médaillée d’argent olympique à l’épreuve par équipe en 2014, n’a pas connue la saison qu’elle espérait, notamment lorsque le duo s’est retiré du programme libre des Championnats des quatre continents puisque Duhamel avait des problèmes de santé.

« Je crois que nous n’avions pas le bon focus cette saison. L’an dernier, tout était à point et notre concentration était uniquement sur nous. Après les nationaux, nous étions un peu fâchés et nous nous sommes assis avec notre chorégraphe parce que nous n’étions pas où nous voulions être. Elle nous a remis sur le bon chemin et aux quatre continents, nous avions retrouvé les anciens Meagan et Eric », a expliqué Duhamel.

Son partenaire ajoute que les attentes sont différentes cette année. « Nous n’allons pas aux mondiaux en tant que favoris comme l’an dernier. Les lumières ne seront pas sur nous et cette pression en moins peut être bénéfique. Nous avons hâte de montrer au monde ce dont nous sommes capables. »

Recherche de perfection

Depuis les nationaux de janvier, Duhamel, de Boucherville, et Radford, de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, ont apporté plusieurs changements à leur programme libre. Leur musique, Hometown Glory d’Adele, a été modifiée pour donner plus d’énergie à la performance.

Pour ce qui est du programme court, la chorégraphie et les mouvements de transitions ont été revus pour que le tout soit plus fluide et l’exécution des éléments de plus grande qualité.

À Boston, les patineurs québécois d’adoption exécuteront leurs triples Lutz côte à côte et leur quadruple Salchow lancé au libre. Toutefois, pas question de tenter le quadruple Lutz lancé.

« Avec les problèmes que nous avons eus cette saison, l’ajouter serait un élément risqué, mais ce n’est pas quelque chose que nous voulons mettre de côté. Les quadruples ne sont pas permis au court et nous espérons que ça va changer. Plusieurs couples font maintenant des quadruples vrilles et lancés. Cela pourrait rendre le court plus intéressant si nous pouvions les ajouter », a fait savoir la Canadienne de 30 ans.

Paradis et Ouellette par la grande porte

Élisabeth Paradis et François-Xavier Ouellette participeront à leurs premiers Championnats du monde en carrière. Le couple en danse n’a eu qu’un mois pour se préparer à cette étape importante puisque c’est aux Championnats des quatre continents que les Canadiens ont atteint le pointage minimum qui leur permettait de participer aux mondiaux.

« Nous n’avons rien changé dans nos programmes. Nous sommes sur une bonne séquence en entraînement, nos portées, nos voltes et nos jeux de pieds vont bien. J’ai hâte de patiner dans un aussi gros amphithéâtre et de voir l’ambiance. Je crois qu’il va y avoir beaucoup de Canadiens vu que c’est à Boston », a commenté la patineuse de l’arrondissement Verdun.

« Nous voulons rester dans le moment présent et essayer qu’il y est le moins possible de perte de connexion pour créer un moment pendant les quatre minutes du programme. Nous visons un tout », a ajouté son partenaire de Mascouche.

Compétition relevée

Bien que ce soit leur première expérience, les Québécois visent entre le top-10 et le top-15 au classement général. D’abord, ils devront terminer parmi les 20 premiers au programme court pour participer au libre. Également, ils visent plus de 60 points au court et plus de 90 points au libre. Le défi sera de taille avec le calibre élevé de la compétition.

« Entre la 7e et 20e place, ce sont tous des couples très forts. Il y a seulement une dizaine de points de différences pour une quinzaine de classements. Nous savons que si nous faisons super bien, nous pouvons être assez hauts, mais avec des erreurs, nous pouvons descendre très rapidement », a remarqué Paradis.

La compétition, les Canadiens la connaissent bien puisque les couples se croisent régulièrement sur le circuit du Grand Prix, rappelle Ouellette. « Une compétition de patin reste une compétition de patin. C’est plus l’expérience de vivre les mondiaux, parce que les standards sont les mêmes. »

D’ailleurs, Paradis et Ouellette s’entraînent avec d’autres couples qui seront aux Championnats du monde, dont les détenteurs du titre, les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. « Nous avons un avant-gout des mondiaux tous les jours, c’est encourageant », a remarqué la Montréalaise.

Après les Internationaux de Patinage Canada en début de saison, le couple n’était plus certain de ses chances de participer aux mondiaux. Toutefois, le cours des choses a changé, notamment avec leur médaille de bronze aux Championnats canadiens.

« Juste le podium aux Canadiens, c’est la plus belle victoire que nous aurions pu espérer cette année. Nous avions du travail à faire, nous avons mis les efforts et nous sommes vraiment contents du dénouement. Les Championnats du monde sont un peu le gâteau », a conclu Élisabeth Paradis.