Voile – Trophée SAR Princess Sofia

La quête vers Rio n’est pas terminée!

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Martin Robitaille

Montréal, 2 avril 2016 (Sportcom) – Martin Robitaille, en classe Finn, ainsi que Gabriel Verrier Paquette et Jean-Sébastien Fugère, en RS:X, étaient à Palma de Majorque, en Espagne, cette semaine pour tenter de se qualifier pour Rio 2016 en voile. Le Trophée SAR Princess Sofia s’est terminé samedi à l’issue de la présentation de dix étapes et de la régate finale pour les médailles.

Le vainqueur du classement général de la classe Finn a été le Néo-Zélandais Josh Junior avec 51 points. L’Anglais Giles Scott (78points) et le Finlandais Tapio Nirkko (78 points) ont mis la main sur la médaille d’argent et de bronze.

Martin Robitaille, de Deux-Montagnes, a fini 25e sur son dériveur monoplace avec un total de 191 points. Il a connu une course assez constante avec plusieurs top-16 et un troisième rang à la dixième étape, vendredi.

« C’était plutôt bien si on oublie le faux départ [huitième course] qui était très frustrant. C’est ma meilleure performance à cette compétition. L’an dernier, j’étais 108e », a-t-il commenté.

Malheureusement pour lui, le top-25 n’a pas été suffisant pour se qualifier pour Rio 2016. Le navigateur devait atteindre le top-16. D’ailleurs, aucun autre Canadien n’a réussi en classe Finn. Tom Ramshaw et Robert Hemming ont terminé respectivement 31e et 59e.

« Je vais continuer de naviguer et je me croise les doigts pour avoir une meilleure performance au mondial. J’ai du fun sur l’eau et je vais garder les choses simples. Nous allons voir à quel point je peux progresser », a ajouté Robitaille, âgé de 24 ans.

Toutefois, tout n’est pas terminé. Le Québécois aura l’occasion de se reprendre prochainement. « Je vais devoir faire un top-16 ou top-10 au mondial ou à la Coupe du monde de Hyères, en France. Avec un top-10, je serais assuré d’aller aux Olympiques. »

Verrier Paquette et Fugère en quête d’expérience

En classe RS:X, c’est l’Anglais Tom Squires qui a remporté l’épreuve au classement final (28 points) devant le Polonais Pawel Tarnowski (40 points) et le Grec Byron Kokkalanis (41 points).

Gabriel Verrier Paquette, d’Outremont, a conclu au 38e rang avec 198 points. Le navigateur de 20 ans a franchi la ligne d’arrivée cinq fois dans le top-25, mais n’a pas terminé la dixième régate.

« C’était la deuxième plus grosse compétition de l’année. À la première régate à Miami, ça avait été un peu décevant, alors je voulais montrer que j’avais progressé. En termes de résultat, je suis content. J’ai passé en flotte d’or et j’en suis fier. Il y a encore beaucoup de choses à travailler. J’ai eu de très bonnes courses et en enlevant les petites erreurs j’aurais pu être plus constant. »

De son côté, Jean-Sébastien Fugère, de Yamachiche, a terminé 70e avec 200 points. Le Québécois s’est maintenu autour du 28e rang dans la plupart de ses courses.

« J'ai eu un excellent début de régate. Je suis très fier de mes performances. Par contre, j'ai eu un bris d'équipement à la troisième journée où mon aileron a craqué, ce qui m'a handicapé. Au final, ce fut un très bon apprentissage et je suis en mesure de voir ma progression puisque j'arrive à me positionner dans la flotte à des endroits que je n'ai jamais été », a fait savoir l’athlète de 21 ans.

À cette compétition, Fugère se présentait avec comme objectif de parfaire son apprentissage au niveau tactique. Bien qu’il aurait aimé terminer dans la première moitié du classement final, le marin était tout de même satisfait de constater qu’il a fini dans les 42 premiers pour la moitié de l’événement.

« C’est une bonne preuve que je suis capable d’y arriver très prochainement. J'ai énormément perfectionné ma vitesse cette année. Je suis désormais compétitif sur ce point, mais le manque d'expérience dans les grosses flottes m'empêche d'être constant et de mieux performer. Le but premier était de profiter de cet événement avec beaucoup de compétiteurs de haut niveau. »

Qualification olympique

En ce qui concerne la sélection olympique pour la catégorie RS:X, Fugère et Verrier Paquette ne savent pas qui représentera le Canada ni même si un athlète sera à Rio.

« Le Canada est qualifié depuis février, mais la fédération nous a informés qu'il y avait une chance qu'aucun athlète n'y aille si nous n’étions pas en mesure de faire de très bonnes performances. La course est toujours ouverte pour la place pour les Jeux olympiques », a expliqué Fugère.

Dans son cas, le navigateur de la Mauricie croit garder sa place sur l’équipe canadienne, mais ne pense pas être le représentant pour Rio. « Je crois à plus long terme, pour 2020. Rio n'était pas l’objectif principal. Nous pouvions y toucher du bout des doigts, c'est ce qui était magique. »

Le Montréalais Verrier Paquette a conclu en affirmant que la place pour les Jeux ne sera pas assignée avant juin. « Mon but est d’avoir un plan concret pour cette année et les quatre prochaines. Si ça adonne que je vais à Rio, je vais être vraiment content, mais en ce moment mon focus est de m’améliorer et de voir où ça m’amène. »