Aviron – Coupe du monde

Épuisés, les Canadiens passeront par le repêchage

AvironGeneralHommes1
 


Montréal, 27 mai 2016 (Sportcom) – Trois jours après avoir qualifié le Canada pour Rio 2016 à l’épreuve du quatre de couple, Julien Bahain, Pascal Lussier, Will Dean et Robert Gibson étaient de retour sur l’eau, vendredi, pour la course de qualification de la Coupe du monde d’aviron de Lucerne, en Belgique. En manque d’énergie, les rameurs ont terminé quatrièmes de leur vague.

L’épreuve a bien commencé pour l’équipage du pays formé de Bahain (Sorel-Tracy), Lussier (Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix), Dean (Colombie-Britannique) et Gibson (Ontario) alors qu'il a été le plus rapide du groupe sur les premiers 1500 mètres.

Toutefois, les Polonais (+4,09 secondes), Mateusz Biskup, Miroslaw Zietarski, Dariusz Radosz et Wiktor Chabel, ainsi que les Allemands (+4,15 secondes), Karl Schulze, Philipp Wende, Lauritz Schoof et Tim Grohmann, les ont devancés dans les derniers 500 mètres pour terminer respectivement deuxièmes et troisièmes de cette course et reléguer les représentants de l’unifolié au dernier rang.

« Nous avons attaqué ce parcours pour le gagner. Nous n’allons pas le cacher. Ce fut chose faite pendant 1500 mètres, mais je pense que les nerfs, la pression et la fatigue accumulée pendant les derniers jours ont eu raison de nous. Là où nous avions les jambes dans les derniers 500 mètres l'autre jour, il est clair que nous étions émoussés aujourd'hui [vendredi] », a fait savoir Bahain, âgé de 30 ans.

Bien que la course ne se soit pas conclue de la façon dont il aurait voulu, le Québécois tient à garder une attitude positive. « Dans l'état actuel, nous sommes capables de mener devant de grosses pointures. C'est une bonne information avant les Jeux olympiques. Il nous faut prendre un maximum de ces informations avant de rentrer au pays. »

Samedi, le Canada se retrouvera sur la ligne de départ de la course de repêchage. « Nous allons nous remobiliser. Je ne cache pas que nous sommes entamés physiquement, mais nous y allons avec le cœur et tout est possible. Une bonne nuit de repos et samedi sera un autre jour », a conclu Bahain.