Jeux olympiques de Rio – Haltérophilie

Pascal Plamondon se surpasse à Rio

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Pascal Plamondon

Rio de Janeiro (Brésil), 12 août 2016 (Sportcom) – Deux records canadiens en poche et le sourire aux lèvres. Voilà comment l’haltérophile Pascal Plamondon terminé son concours aux Jeux olympiques de Rio. Vendredi matin, le Québécois a réalisé un total de 345 kg au concours du groupe B des moins de 85 kg grâce à des charges de 155 kg à l’arraché et 190 kg à l’épaulé-jeté.

« C’est la plus grosse performance de ma vie et ça me donne les records canadiens au total et à l’épaulé-jeté. Réaliser ça aux Jeux olympiques, je ne peux pas demander mieux! » a commenté celui qui terminera au plus loin en 14e place après la présentation du concours du groupe A.

Plamondon croit que s’il avait réussi son premier essai à l’épaulé-jeté, il aurait pu soulever une dernière barre encore plus lourde. À l’arraché il a réussi un premier lever à 150 kg. Au deuxième essai, à 155 kg, la tentative a été approuvée par les juges, sauf que quelques secondes plus tard, l’athlète a dû revenir en catastrophe sur la plate-forme, car ils avaient renversé leur décision.

« Je pense que je me suis fait voler mon essai et ç’a été quelque chose de réussir le suivant. Paniquer aurait été la pire chose à faire dans ces circonstances. J’ai déjà fait face à ce genre de situation et je me suis bien repris. »

Une fois à l’épaulé-jeté, Plamondon a raté une première tentative à 185 kg pour ensuite réussir ses deux essais suivants à 185 kg et 190 kg, améliorant du même coup de 1 kg son record national.

Sa prestation lui a fait oublier la frousse qu’il a eue en matinée au moment de se peser, tout juste avant la pesée officielle.

« Je ne voulais pas descendre mon poids trop bas et je savais ce que je pouvais perdre pendant la nuit. Ce matin, mon poids était correct au village des athlètes, mais une fois arrivé au site de compétition, j’étais 130 grammes trop lourd. J’ai pris de la gomme, craché pour remplir la moitié d’un verre et j’ai pu faire le poids du premier coup. »

Les parents et la copine de l’haltérophile ont fait le voyage à Rio. Avant même que l’athlète ne lève sa première barre, Jocelyn Plamondon était déjà très fier du parcours réalisé par son fils qui travaille avec lui au sein de son entreprise d’excavation, en plus d’être un pompier à temps partiel.

« On en pouvait pas manquer ça! Peu importe ce qui arrive, je suis déjà fier de lui. Pascal, il est droit, il est devenu un adulte accompli et je pense que des jeunes pourront prendre exemple sur lui. On se bat contre des pays où le dopage est une pratique commune et j’aime mieux voir mon fils deuxième et propre que premier et dopé. Pour moi, ça c’est une fierté. »

Une longue route jusqu’à Rio

Plamondon s’est qualifié pour les Jeux in-extremis le printemps dernier grâce à l’aide de ses coéquipiers canadiens, dont George Kobaladze. Malgré une blessure à une épaule, celui-ci avait tout de même pris part à la compétition afin d’amasser des points pour le Canada. Les efforts du Montréalais auront permis à Plamondon de vivre l’expérience olympique.

« Malgré sa blessure, George a fait ça pour l’équipe. C’est lui qui a fermé la boucle », a commenté Plamondon, reconnaissant envers son coéquipier.

Le nouvel Olympien a ajouté que même s’il n’était pas certain de poursuivre son parcours d’athlète vers les Jeux de Tokyo, il serait prêt à continuer pour donner au suivant et procurer des points au Canada pour qu’un autre de ses compatriotes puisse vivre la même expérience que lui.

Les 11 athlètes du groupe A des moins de 85 kg seront en compétition en soirée.