Jeux olympiques de Rio – Canoë-kayak de vitesse, K2 200 m

Fournel et Cochrane, heureux finalistes

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Hugues Fournel

Rio de Janeiro (Brésil), 18 août 2016 (Sportcom) – Ils ne devaient pas être à Rio et ils ont terminé huitièmes de la finale A du K2 200 m. Jeudi, au stade de Lagoa situé au cœur de la ville, les kayakistes québécois Hugues Fournel et Ryan Cochrane ont mis un terme à mois complètement fou au cours duquel ils sont passés de vacanciers à finalistes olympiques.

Le duo espagnol formé de Saul Craviotto et Cristian Toro (32,075 secondes) a décroché le titre olympique devant les Britanniques Liam Heath et Jon Schofield (à 0,293 s) et les Lituaniens Aurimas Lankas Edvinas Ramanauskas (à 0,307 s). Les Québécois ont pour leur part franchi la distance en 33,7676 secondes.

Fournel et Cochrane ont été des invités de dernière minute à la suite de la suspension de l’équipage russe pour dopage et qui devait participer aux Jeux. Le désistement des premiers remplaçants sur la liste d’attente, les Suédois, a obligé les kayakistes à interrompre leurs vacances pour revenir à l’entraînement.

« Dans les circonstances, nous sommes très contents de faire la finale avec le peu de préparation que nous avons eue. Faire la finale, c’est notre exploit des Jeux, a déclaré Fournel. Nous étions septièmes aux Jeux de Londres et nous voulons toujours faire mieux. Avec ce qui s’est passé, je peux vous assurer que nous sommes contents d’être ici. »

Leur sélection de dernière minute aurait pu être une source de stress, car ils étaient en vacances plutôt qu’à l’entraînement lorsqu’ils ont appris qu’ils feraient le voyage au Brésil.

« Depuis que nous savons que nous venons à Rio, chaque jour sur l’eau est positif. On a vraiment rien à perdre et c’est le fun courser comme ça. À Londres, nous avions fait un podium en Coupe du monde juste avant et nous avions la pression de possiblement faire une médaille. Nous sommes heureux et humbles d’être ici et nous remercions toute notre équipe. Après cette expérience, je peux vous assurer que je ne serai pas le même athlète », a ajouté celui qui se dit fier de voir que son duo a toujours figuré dans les dix meilleurs au monde au cours des dernières années.

Cochrane, coéquipier de longue date de Fournel, parlait lui aussi davantage de la route qui l’a mené à Rio que de leur effort d’une trentaine de secondes jeudi matin.

« Le dernier 100 mètres n’a pas été ce que nous espérions. Ceci étant dit, honnêtement, je pense que nous avons surpris plusieurs personnes. Nous ne devions pas être ici et encore moins nous classer en finale. D’avoir su nous adapter rapidement demeure un accomplissement pour moi. Nous avons un bon groupe d’entraînement au 200 m et cela nous a beaucoup aidés, tout comme nos familles. »

L’appel des Jeux olympiques est encore fort auprès des deux athlètes qui ont exprimé leur désir de poursuivre l’aventure sportive pour un autre cycle de quatre ans.

Père de deux jeunes enfants, Cochrane a mentionné à sa conjointe Mylanie Barré, ancienne membre de l’équipe nationale de canoë-kayak et Olympienne à Athènes et Pékin, que le K4 500 m serait une épreuve aux Jeux de Tokyo.

« Elle m’a dit : tu dois y aller! Je sens que j’ai encore quatre années devant moi, surtout pour une course de 500 mètres dans laquelle je peux être plus à l’aise. J’aimerais aussi guider la prochaine génération d’athlètes. Je serais fier de faire ça. »

Le grand espoir canadien du canoë-kayak, Mark De Jonge, sera au départ du K1 200 m vendredi.