Jeux olympiques de Rio – Triathlon

Le passé revient hanter Amélie Kretz

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Amélie Kretz

Rio de Janeiro (Brésil), 20 août 2016 (Sportcom) – Dure sortie pour les triathlètes canadiennes aux Jeux olympiques de Rio samedi. Amélie Kretz, Kirsten Sweetland et Sarah-Anne Brault ont terminé 34e, 41e et 42e d’une course où la grande favorite, l’Américaine Gwen Jorgensen, s’est imposée. Sur le podium, la médaillée d’or a été accompagnée de la Suisse et gagnante à Londres quatre ans plus tôt, Nicola Spirig, et de la Britannique Vicky Holland.

Dès la sortie du 1,5 kilomètre de natation, Kretz était dans le coup alors qu’elle faisait partie du groupe de tête. Au deuxième des huit tours de vélo, le plan de la Blainvilloise soudainement déraillé lorsqu’elle s’est fait rattraper par un événement survenu il y a trois semaines.

En entraînement en Espagne, l’athlète est entrée en collision avec une voiture en descendant une côte à vélo. Physiquement, elle s’en est tirée avec de légères blessures à une main et un poignet, sauf que c’est mentalement qu’elle a été davantage affectée. Samedi, les descentes sinueuses du parcours de Rio l’ont forcée à trop jouer de prudence.

« J’ai fait une erreur dans la descente. J’étais nerveuse, sur les freins et je me suis retrouvée derrière alors que devant ça roulait fort. Je me suis fait avoir », a expliqué Kretz qui savait que l’incident lui trottait encore en tête, mais pas au point d’avoir un impact direct sur sa course olympique.

« Je ne pensais pas que ça me coûterait la course. C’est une erreur de débutante. Je n’ai pas abandonné et ce n’est pas pour un top-35 que je suis venue ici. Ma place est en avant et je suis pas mal déçue. C’est sûr que j’aurais aimé mieux performer. J’ai 23 ans, je suis une des plus jeunes au départ et je vaux beaucoup plus que ça. C’est de l’expérience pour Tokyo où je veux revenir pour une médaille. »

Une fois décrochée du groupe de tête, Kretz a roulé en compagnie de Sweetland et elles ont ensuite été avalées par le deuxième peloton au sein duquel se trouvait Sarah-Anne Brault qui avait manqué le premier train.

« Dans une course comme celle-là, il fallait vraiment faire le groupe de tête, car sinon c’était fini, a analysé l’athlète de Québec. Les meilleures rouleuses étaient en avant. Je ne suis pas constante en natation. (Cette année) j’en ai eu de vraiment bonnes et de moins bonnes. Et aujourd’hui, c'était une moins bonne. Une fois que nous avons rattrapé le groupe d’Amélie, il n’y avait plus grand-chose à faire, car l’écart était déjà à 3 minutes. »

Kretz, âgée de 23 ans, veut continuer à prendre soin de ses fractures de stress récurrentes afin de retrouver la santé et être au sommet de sa forme à la fin du cycle olympique qui mènera les athlètes vers Tokyo. Quant à Brault, elle se donne plus de temps pour songer à ce qui l’attend.

« C’est vraiment une expérience unique au monde les Jeux olympiques, mais quatre ans, c’est long aussi », a conclu l’athlète celle qui, une fois l’entrevue terminée, allait rejoindre ses proches qu’elle n’a pas vus depuis janvier dernier.