44e Gala Sports Québec

St-Gelais, Rivard et Kingsbury, les athlètes de l’année

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Photo Mathieu Laberge, Sportcom 
Aurélie Rivard et Marianne St-Gelais en entrevue au 44e Gala Sports Québec

Laval, 19 avril 2017 (Sportcom) – Le 44e Gala Sports Québec aura permis aux sports olympiques et paralympiques de partager la même scène pour une rare fois, mercredi soir, à Laval. La patineuse de vitesse sur courte piste Marianne St-Gelais et la paranageuse Aurélie Rivard ont en effet conclu ex æquo la course au titre d’athlète féminine niveau international. Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury a reçu le Maurice d’athlète masculin de niveau international pour une cinquième année de suite.

Les impressionnantes prestations de St-Gelais et de Rivard en 2016 ont forcé la main au comité de sélection qui n’a eu d’autre choix que de décerner pour la première fois le titre d’athlète féminine internationale à deux athlètes.

St-Gelais a obtenu 10 médailles en 12 épreuves individuelles en Coupe du monde et a été couronnée championne mondiale du 1500 m, en plus de terminer deuxième au 500 m, au classement général, ainsi qu’au relais lors des mondiaux. Rivard a quant à elle remporté trois médailles d’or et une d’argent dans le cadre des Jeux paralympiques de Rio, tout en améliorant au passage deux records du monde et une marque paralympique.

Les deux athlètes se disaient choyées d’être les premières à se partager un Maurice dans la catégorie d’athlète de niveau international. « C’est un honneur d’être les premières, mais aussi, de le partager avec Marianne. Tout ce qu’elle a accompli, elle a tellement eu une belle année. Marianne, c’est Marianne… », a souligné Rivard.

« D’un côté plus personnel, ça prouve que mes performances paralympiques ont été autant valorisées que celles de sports olympiques. On ne se le cachera pas, il y a encore un déséquilibre entre les deux. Pour moi, c’est très satisfaisant. »

La paranageuse de Saint-Jean-sur-Richelieu se disait aussi encouragée dans son parcours vers les prochains Jeux, ceux de Tokyo, en 2020. « D’être reconnue au Québec, c’est vraiment un bel honneur. Ça ne m’aurait pas dérangée de ne pas gagner, mais c’est vraiment une belle tape dans le dos. »

St-Gelais a pour sa part été un peu surprise d’entendre son nom. « Je me disais que j’étais contre deux filles qui avaient fait les Jeux l’année dernière. Je me disais que mes performances seraient effacées parce que ce sont toujours celles des années olympiques qui sont récompensées. »

Quant à l’idée de partager l’ultime récompense du gala, l’athlète de Saint-Félicien n’y voyait vraiment aucun inconvénient, bien au contraire. « C’est une belle surprise. Le fait qu’il y ait deux gagnantes, ça montre que c’était difficile cette année de trancher. Ça prouve qu’il y a du talent au Québec. »

La patineuse de vitesse sur courte piste sentait même qu’une certaine justice avait été rendue entre sports olympiques et paralympiques. « Il n’y en avait pas une gagnante, il y en avait deux! »

Du côté des hommes, Mikaël Kingsbury s’est de nouveau démarqué en 2016, année où il a notamment mis la main sur ses cinquièmes globes de cristal au classement cumulatif de l’épreuves de bosse et à celui de la Coupe du monde de ski acrobatique. L’athlète de Deux-Montagnes a gagné cinq de ses six courses du cirque blanc, en plus de finir deuxième à deux occasions.

Le parcours des volleyeurs canadiens et leur cinquième place aux Jeux olympiques ont par ailleurs permis à Glenn Hoag de mettre la main sur le Maurice d’entraîneur de l’année en sport collectif.

Pour la première fois en 24 ans, Hoag a mené les volleyeurs du pays à une participation aux Jeux. À Rio, l’année de rêve des représentants s’est poursuivie quand ils ont disposé des puissants Américains et Italiens avant d’atteindre les quarts de finale et de se classer cinquième. En Ligue mondiale, ses protégés ont fini premiers du groupe 2.

Puisque son père était retenu par son emploi avec son club professionnel en Turquie, Nicholas a accepté l’honneur et a analysé le travail effectué par l’ancien pilote de l’équipe nationale.

« Il a fait un travail exceptionnel. C’est lui qui a été le maître d’œuvre et qui a fait en sorte que nous sommes allés à Rio et que nous avons performé là-bas. C’était son objectif lorsqu’il est arrivé à la tête de l’équipe en 2006 et il a fait un travail acharné. Je l’ai vu travailler à trois heures du matin devant son ordinateur. Je lui disais : va te reposer! Ce sont les petites heures de plus qui ont fait la différence. »

Le talent de l’entraîneur est d’ailleurs reconnu mondialement, tant au sein des équipes nationales que dans les différentes ligues professionnelles. Sa principale qualité? Il est capable de conduire ses équipes au maximum de leurs capacités. « Il amène de la confiance dans des équipes et c’est ce qui fait de lui un entraîneur spécial. »

Autres récipiendaires 44e Gala Sports Québec

Béatrice Lamarche, patinage de vitesse longue piste, athlète féminine niveau canadien;

Charles Paquet, triathlon, athlète masculin niveau canadien;

Simone Boilard, cyclisme sur route et piste, athlète féminine niveau québécois;

Félix-Olivier Moreau, cyclisme sur route et piste, athlète masculin niveau québécois;

Josée Bélanger, soccer, athlète en sport collectif niveau international;

Léa Chastenay-Joseph, soccer féminin, athlète en sport collectif niveau canadien;

Latifah Abdu, soccer féminin, athlète en sport collectif niveau québécois;

Meagan Benfeito et Roseline Filion, plongeon, partenaires;

Le Rouge et Or de l’Université Laval, football, équipe;

Hélène Morneau, plongeon, officiel niveau international;

François Lévesque, BMX, officiel niveaux québécois et canadien;

Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, patinage artistique, entraîneurs en sport individuel;

Le Ski Tour Canada 2016, ski de fond, événement international;

Les Championnats canadiens de vélo de montagne XCO/XCE/Relais, événement canadien;

Fédération québécoise des sports cyclistes, fédération sportive;

Daniel De Angelis, judo, action bénévole nationale – Prix Dollard-Morin;

Christiane Ayotte et Joé Juneau, Hommage Jacques-Beauchamp.