Patinage de vitesse sur courte piste – Coupe du monde

Kim Boutin médaillée d’argent au 1500 m

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Photo Twitter/Patinage de vitesse Canada 
Kim Boutin

Montréal, 30 septembre 2017 (Sportcom) – Kim Boutin a commencé la saison sur la scène internationale avec une médaille d’argent au 1500 m, samedi, à la première Coupe du monde de l’ISU 2017-2018 disputée à Budapest, en Hongrie.

La Sud-Coréenne Choi Min-jeong a remporté la finale A devant la Sherbrookoise Boutin et l’Australienne Deanna Lockett. De son côté, la Saguenéenne Valérie Maltais pointe en cinquième place. Cette dernière a perdu pied et chuté après un accrochage avec la Sud-Coréenne Shim Suk-hee, qui a terminé devant Boutin, mais qui a été pénalisée pour sa faute.

« Je suis vraiment contente de ma course et du travail en équipe avec Valérie. Nous avons discuté avant la finale de la façon dont nous voulions bloquer les Coréennes. C’est une bonne chose pour nous de pouvoir leur montrer ce dont nous sommes capables. Je pense que c’est un excellent début de saison, surtout pour le Canada. Il ne faut pas oublier qu’actuellement, nous qualifions le pays pour les Jeux. J’ai travaillé sur beaucoup de choses cet été, surtout au niveau mental », a fait savoir Boutin.

En finale B du 1500 m, la Britanno-Colombienne Jamie Macdonald a fini deuxième.

St-Gelais au pied du podium

Du côté du 500 m, la fierté de Saint-Félicien, Marianne St-Gelais, a conclu en quatrième place de la finale A. Choi Min-jeong a récolté sa seconde médaille d’or de la journée. L’argent a été remis à l’Italienne Arianna Fontana et le bronze à Shim Suk-hee. Macdonald est deuxième en finale B de cette épreuve.

« C'est très positif en vue de nos spots pour les Jeux. Une quatrième place pour moi et une sixième pour Jamie, c'est un bon début. Pendant la finale, j'ai pris une décision qui m'a coûté cher en termes de position, mais qui me permet de connaître mes limites pour bloquer une adversaire. Pour une première course depuis les Championnats du monde, je suis contente ! » a commenté St-Gelais, médaillée d’argent aux derniers mondiaux dans cette épreuve.

Après un début de saison « un peu plus lent », la Québécoise avait pris la décision avec ses entraîneurs de ne prendre le départ que du 500 m à Budapest.

« Je me suis super bien sentie aujourd'hui, tout comme la semaine passée. Ç’a été difficile de ne faire qu’une seule course. Le fait d'avoir manqué les essais olympiques a modifié les choses et je vais faire du mieux que je peux. Ce n'est pas le début de saison auquel je m'attendais, mais je suis satisfaite du chemin que j'ai fait depuis le début de l'été. En bout de ligne, c’est en février que je veux être sur le podium ! »

Les hommes absents des finales A

Samuel Girard, de Ferland-et-Boilleau, a été le plus rapide de la finale B du 1500 m. Précédemment, Charles Hamelin, de Sainte-Julie, et Charle Cournoyer, de Boucherville, ont vu leur journée se terminer dans les demi-finales après avoir tous deux reçu une pénalité.

« Je suis satisfait de mes résultats aujourd’hui. Comme j’ai dit avant de partir en compétition, le but est d’aller chercher des points pour le classement des Jeux olympiques. Je peux dire que je suis content de ma journée, a dit Samuel Girard. Ça me donne un boost pour le reste de la fin de semaine et le prochain week-end. »

Au 500 m, Girard a fini premier de la finale B alors qu’Hamelin a pris le dernier rang de sa vague des quarts de finale. Également en action, le parcours de Charle Cournoyer et Kasandra Bradette (Saint-Félicien) s’est terminé jeudi dans les rondes éliminatoires, puisqu’il n’y a pas de repêchage cette saison. Ils ont terminé respectivement troisième et quatrième de leur groupe.

Aux relais, le Canada sera de la finale A du 3000 m et du 5000 m dimanche grâce aux premières places en demi-finales de Valérie Maltais, Marianne St-Gelais, Kasandra Bradette et Jamie Macdonald ainsi que de Charles Hamelin, Samuel Girard, Charle Cournoyer et Pascal Dion.

« C’était de loin un de nos meilleurs relais depuis un certain temps. Ça faisait longtemps que nous n’en avions pas fait un aussi bon en compétition. Nous essayons différentes combinaisons pour être à l’aise avec toutes les possibilités d’échanges si jamais la séquence de rêve ne fonctionne pas. Chaque fille a fait ce qu’elle devait faire, nous avons été en confiance et nous sommes fières », a conclu Marianne St-Gelais.

Enjeux olympiques

Les enjeux sont grands ce week-end avec la qualification de places pour le pays aux différentes épreuves qui seront présentées aux Jeux de Pyeongchang 2018. Cet automne, les membres de l’équipe olympique provisoire canadienne participeront à quatre étapes du circuit de la Coupe du monde.

Les athlètes accumuleront des points dans chacune des distances individuelles. Il en sera de même pour les pays en ce qui concerne les relais. Au terme des quatre Coupes du monde, l’ISU établira un classement spécial de qualifications olympiques qui sera basé sur les trois meilleures performances sur quatre, de chacun des patineurs. Les places disponibles pour les prochains Jeux seront attribuées en fonction de ce classement.

Pour se qualifier aux relais, le Canada devra terminer parmi les sept premiers pays, excluant la Corée du Sud. Une fois cette étape complétée, le pays pourra envoyer une équipe complète composée de cinq patineurs par sexe. Advenant le cas que cet objectif ne soit atteint, un maximum de trois patineurs non qualifiés par sexe auront leur billet pour Pyeongchang.

Par où les patineurs doivent-ils passer pour se qualifier pour les Jeux?

Marianne St-Gelais et Kim Boutin discutent Sélections olympiques.