Ski de fond – Jeux olympiques

Cendrine Browne à court d’énergie

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Photo Nordic Focus 
Cendrine Browne

Pyeongchang, 25 février 2018 (Sportcom) – Les fondeuses ont eu l’honneur, dimanche après-midi, de s’élancer dans l’ultime épreuve au programme des Jeux de Pyeongchang. La toute dernière médaille d’or olympique de 2018 ira au cou de la Norvégienne Marit Bjoergen, impériale du 30 kilomètres style classique.

À 37 ans, Bjoergen a ainsi mis la main sur une 15e médaille olympique et sa cinquième à Pyeongchang. Couronnée avec ses coéquipières au relais, elle a aussi ravi l’argent au skiathlon, puis le bronze au sprint par équipe et au 10 kilomètres libre.

Les Canadiennes se sont montrées plus discrètes. Meilleure représentante du pays, la Yukonnaise Emily Nishikawa, 30e, a fini à 12 minutes 14,1 secondes de la gagnante. Cendrine Browne a de son côté pris le 43e rang sur les 47 athlètes inscrites.

« Ç’a été la course la plus difficile de ma saison », a lancé d’une petite voix la fondeuse de Saint-Jérôme, complètement vidée de ses 1 h 41 min 23, 9 s d’efforts.

Toujours parmi les 30 premières à la mi-parcours, c’est lorsque le soleil a commencé à décliner que les choses se sont corsées. « Les deux premiers tours, je skiais avec ma coéquipière Emily Nishikawa, ça allait assez bien. J’ai manqué d’énergie dans les deux derniers. Les conditions ont changé à cause du soleil et les traces sont devenues plus dures. Ça prenait beaucoup plus d’énergie pour arriver à monter les côtes. J’avais de la misère à pousser mes skis », a-t-elle raconté.

Cendrine Browne a connu des Jeux olympiques occupés, participant à cinq des six épreuves féminines de ski de fond à Pyeongchang. Après sa 33e place du skiathlon, elle était optimiste pour la suite du calendrier. Elle a ensuite pris le 43e rang du 10 km libre, le 51e rang du sprint classique et le 13e rang au relais 4×5 kilomètres avec ses coéquipières canadiennes.

Toujours à la recherche d’un top-30, sa 43e place du 30 km n’était pas du tout le dénouement attendu.  « J’espérais mieux faire que ça, mais j’ai vraiment tout donné. Je suis contente d’avoir terminé la course », a-t-elle glissé.

Malgré la déception, Browne quittera Pyeongchang la tête haute. « C’est sûr que j’aurais aimé avoir de meilleures performances et percer le top-30, mais j’ai été proche au skiathlon. C’est presque mission accomplie. Je suis contente d’avoir fait partie des Jeux olympiques. »

La Québécoise, qui avait confirmé sa place aux JO au mois de janvier seulement, croit avoir laissé un peu trop d’énergie sur les pistes en Coupe du monde et aux sélections canadiennes pour skier à son plein potentiel à Pyeongchang.  « Ç’a été pas mal stressant pour moi le processus et je suis arrivée aux Jeux un peu plus fatiguée que j’aurais aimé. »

L’horaire chargé de Browne ne l’a pas empêchée de savourer son rêve olympique. « Les quatre dernières années ont été beaucoup de travail et je me suis rendue ici. C’est vraiment super de pouvoir vivre ça avec mon équipe. Les Jeux olympiques, c’est un événement grandiose dont tout le monde parle et j’y étais. J’ai hâte aux prochains ! »

Anne-Marie Comeau abandonne

Également en action, Anne-Marie Comeau n’a pas complété l’épreuve dimanche. Elle s’est arrêtée avec un peu plus de 10 kilomètres à faire et n’a pas croisé la ligne d’arrivée.

« Dans les derniers jours, Anne-Marie a éprouvé des maux de dos. Elle se sentait bien ce matin et a pris le départ, mais elle s’est fait un petit étirement pendant la course. Elle a dû abandonner pour ne pas empirer son problème. Il ne fallait pas prendre de risques », a expliqué l’entraîneur de l’équipe nationale Louis Bouchard.