Patinage de vitesse sur courte piste – Championnats du monde

Faire comme Kim Boutin et Samuel Girard

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Victoria Tremblay et sa famille

Montréal, 16 mars 2018 (Sportcom) – En février dernier, de nouveaux visages ont marqué l’imaginaire du patinage de vitesse sur courte piste canadien. Les jeunes ne veulent plus qu’être des Charles Hamelin ou des Marianne St-Gelais, ils rêvent aussi de devenir des Kim Boutin, des Samuel Girard.

Victoria Tremblay, 7 ans, trottinait dans l’aréna Maurice-Richard avec des étoiles dans les yeux. Elle montrait fièrement sa veste sur laquelle plusieurs des patineurs de vitesse canadiens venaient de signer entre deux courses de qualifications des Championnats du monde de Montréal.

« Je suis venue encourager mes idoles Kim Boutin et Samuel Girard », a-t-elle dit fièrement.

La jeune fille a développé une passion pour le sport en voyant Girard devenir champion olympique au 1000 m et Boutin festoyer ses trois médailles aux côtés de sa coéquipière Marianne St-Gelais. Sa famille souhaitait justement qu’elle se trouve une activité sportive.

« J’ai vu Kim Boutin et Samuel Girard à la télévision aux Jeux olympiques et maintenant, je veux patiner comme eux », a-t-elle affirmé.  

Elle était assise dans la première rangée des gradins de la patinoire montréalaise aux côtés de ses parents et sa sœur et regardait l’action avec attention. C’était la première fois que la famille assistait à un événement de patinage de vitesse sur courte piste.

« C’est encore plus impressionnant qu’à la télévision. On ne pensait pas. On est assis en avant et on sent le vent des patineurs quand ils passent », s’est exclamée Josiane Allard, mère de Victoria. 

La famille lavalloise a aussi été surprise par la simplicité des athlètes en action, tous des Olympiens.

« C’est un sport accessible aussi. Au hockey, ce n’est pas possible de vivre des moments spéciaux comme ceux-là. On ne pensait pas être capable de les approcher. Ils sont vraiment souriants et réceptifs. C’est beau à voir. Ce sont vraiment de bons modèles pour nos jeunes », a mentionné Mme Allard.

Une fois la première journée de compétition terminée, plusieurs patineurs sont montés dans les gradins et ont pris du temps pour signer des autographes et prendre des photos avec les partisans qui s’étaient déplacés, malgré le programme chargé qui les attend ce week-end.

Des retombées positives pour le sport

Victoria Allard n’est pas la seule à avoir découvert le patinage de vitesse sur courte piste à la télévision. Selon le directeur général de la Fédération québécoise de patinage de vitesse sur courte piste, Robert Dubreuil, l’augmentation du nombre d’inscriptions après les Jeux olympiques est bien réelle.

« Chaque année olympique est une propulsion vers l’avant. Pour les fédérations sportives en général, c’est une très bonne année. Dans notre cas, la hausse de membres est plus significative à chaque quatre ans, l’année après les Jeux. Souvent, en janvier, février et mars, on a une hausse significative de 5, 10 ou 15 %, ce qui est énorme si l’on compare aux trois autres années. Pour nous, les Jeux sont de la publicité gratuite. En patinage de vitesse, avec les résultats, on en profite! » a affirmé celui qui a lui-même participé à des Olympiques en longue piste quand il était athlète.

Pendant les dernières années, Charles Hamelin et Marianne St-Gelais étaient les visages du sport dans la province. Kim Boutin et Samuel Girard se sont assurés sans le savoir, grâce à leurs résultats des derniers Jeux, de poursuivre sur la voie empruntée par leurs mentors.

« On ne contrôle pas ça, mais c’est certain que de voir de nouveaux visages comme Kim Boutin et Samuel Girard, c’est du bonbon pour nous. On n’aura pas de creux avec nos têtes d’affiche. On sait très bien que les vedettes soutiennent toute la promotion par leur nom et leur notoriété. Pour nous, que Marianne et Charles continuent après Sotchi, c’était du bonbon. De voir de la relève, c’est super. Nous sommes chanceux », a expliqué Robert Dubreuil.

Le directeur général a aussi indiqué que la présentation des Championnats du monde à Montréal en saison olympique n’était pas un hasard. « C’est beaucoup de travail, mais c’est bon pour la popularité du sport. »

Les billets ont d’ailleurs été tous vendus plusieurs jours avant le début de la compétition.