Rugby en fauteuil roulant – Coupe Canada

Les Canadiens poursuivent leur apprentissage

La formation jouera pour le bronze dimanche

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Photo Rugby en fauteuil roulant Canada 


Montréal, 16 juin 2018 (Sportcom) – Quatrième aux Jeux de Rio, l’équipe canadienne de rugby en fauteuil roulant entame la deuxième moitié de son cycle paralympique vers les Jeux de Tokyo en accueillant cinq nations à Richmond, en Colombie-Britannique, pour la Coupe Canada. Après trois jours de matchs, la formation dirigée par l’entraîneur-chef Patrick Côté est toujours en lice pour une médaille et jouera pour le bronze dimanche.

La formation de l’unifolié avant entamé le tournoi en force, vainquant la Suède 53-45 et le Danemark 58-51. « Pour nous, c’était des matchs baromètres. Le but général n'était pas simplement de nous adapter à leur niveau, mais de leur imposer notre style de jeu. Nous avons réussi à le faire avec des victoires convaincantes qui nous assuraient déjà une place dans la ronde des médailles », a affirmé Patrick Côté, à la barre de l’équipe depuis le 1er novembre 2016.

Les trois prochains matchs étaient une autre paire de manches puisque les Canadiens faisaient face au Japon, aux États-Unis et à l’Australie, respectivement médaillés de bronze, d’argent et d’or à Rio en 2016.

« Ce sont des matchs importants pour notre préparation en vue des Championnats du monde de cet été et des Jeux parapanaméricains de l’an prochain », a expliqué Côté, qui a profité de l’occasion pour tester des alignements avec ses joueurs vétérans et donner du temps de jeu à ses jeunes joueurs, dont cinq qui participaient à la première Coupe Canada de leur carrière cette semaine. « Le but était de trouver l’équilibre entre les deux », a ajouté l’entraîneur-chef.

Malgré leur défaite de 45-53, les Canadiens ont répondu présents face aux Japonais vendredi soir. « Nous avons joué un match exceptionnel », a souligné Côté.

Samedi, les Canadiens se sont avoués vaincus 44-59 contre les États-Unis puis 53-64 face aux Australiens. « Notre match contre les États-Unis a été plus en montagnes russes. Nous avons quand même eu de très bons moments où nous avons pu appliquer notre style de jeu, où nous étions super dynamiques et où nous dictions le jeu au lieu de subir la pression américaine, a analysé Patrick Côté. Face à l’Australie, si nous oublions les trois dernières minutes de jeu, nous avons super bien fait aussi. »

Anthony Létourneau est l’un des athlètes québécois de la formation aux côtés des vétérans Fabien Lavoie et Patrice Simard. À son deuxième tournoi au sein de l’équipe nationale, le joueur de Boisbriand fait partie de la relève annoncée par Patrick Côté.

« Nous sommes en train d’implanter nos systèmes de jeu et il nous reste qu’à nous améliorer. Nous sommes sur le bon chemin, a commenté Létourneau. Rendus à 2020, nous serons compétitifs avec les puissances mondiales. »

Bien qu’il en soit à ses débuts au sein de la formation nationale, il réussit à bien gérer son stress. « C’est sûr que c’est stressant, mais mes entraîneurs m’aident beaucoup », a admis celui qui apprécie son expérience sur le terrain.

À mi-chemin du plan de match de quatre ans

À deux ans des Jeux paralympiques, Patrick Côté se réjouit de la progression de son équipe. « Il y a à peine un an, ces matchs contre l’Australie, les États-Unis et le Japon, nous les perdions par 20 à 25 points. C’est une très belle progression de l’équipe. »

Si une victoire contre l’Australie en finale pour le bronze dimanche est à la portée, le plan ne change pas. « Je pourrais avoir la pression de gagner, mais tout le monde sait que si nous voulons être bons en août au Championnat du monde, puis aux Jeux parapanaméricains en 2019 et aux Jeux paralympiques en 2020, ça sera grâce aux minutes passées sur le terrain par les jeunes demain. C’est le fun que toute l’équipe embarque dans ce processus. »

Après avoir vu ce dont son équipe est capable de faire contre les Australiens samedi soir, Côté est assuré que ses protégés termineront le tournoi en beauté. « Il reste du peaufinage à faire. Il y a un alignement ou deux que je veux envoyer dans la mêlée demain et des systèmes de jeux que je veux renforcer », a-t-il conclu.