Ski acrobatique (bosses) – Coupe du monde

Travailler avec le roi de son sport

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Photo Twitter/Freestyle Canada

Montréal, 4 décembre 2018 (Sportcom) – À la première épreuve de Coupe du monde de la saison, Mikaël Kingsbury sera à la recherche d’une 50e victoire. Des globes de cristal, il en a déjà 14! La médaille d’or olympique, il l’a décrochée en février dernier aux Jeux de Pyeongchang. Que demander de plus?

Malgré tous ses titres et ses records, le bosseur de Deux-Montagnes en redemande. Il s’est entraîné plus fort que jamais l’été dernier, seulement parce que l’envie de skier lui brulait les jambes. Le Québécois a marqué l’histoire à plusieurs reprises depuis ses débuts en Coupe du monde, en 2010, et n’a pas l’intention de ralentir la cadence.

Cette année, un nouvel allié sera à ses côtés au portillon de départ. Michel Hamelin, entraîneur de l’équipe féminine de bosses, a pris la relève de Rob Kober, qui a dirigé la sélection masculine pendant plusieurs années. Les hommes et les femmes ont été réunis au sein d’un même programme dont Hamelin est en charge.

Quels sont les défis de travailler avec un athlète qui trône déjà au sommet de son sport? Le nouvel entraîneur-chef du Canada a déjà des objectifs en tête pour le roi des bosses. « Avec Mikaël, nous avons essayé de trouver des défauts. Il n’y en a pas beaucoup, mais il y a certains petits détails qu’on peut améliorer. On peut aller chercher encore plus de performance dans la direction des skis, dans la vitesse. »

« Il est pas mal numéro 1 dans chaque facette de notre sport, mais des fois, il va descendre sa vitesse un peu pour être le plus précis. Si on arrive à augmenter sa rapidité tout en gardant toute sa précision, ça va faire une grosse différence », a poursuivi Hamelin.

Le duo travaille ensemble pour la première fois sur le circuit de la Coupe du monde, mais n’en n’est pas à sa première collaboration. « Nous avons fait équipe en Coupe NorAm, en 2009-2010. Cette saison-là, Mikaël avait fait la descente d’ouvreur de piste aux Jeux olympiques de Vancouver. J’étais avec lui en haut de la piste », a raconté Hamelin.

Par la suite, l’entraîneur s’est occupé privément d’Alexandre Bilodeau durant le cycle olympique précédant les Jeux de Sotchi. « Alex et Mikaël étaient de grands rivaux. Nous étions donc l’un contre l’autre, mais nous nous côtoyions souvent. Je connais très bien Mik », a affirmé Hamelin.

Un programme plus personnel

Le regroupement de la gestion de l’entraînement des hommes et des femmes a été amené sur la table par l’ancien directeur haute performance de la Fédération canadienne de ski acrobatique Marc-André Moreau.

« Il voulait simplifier les choses. En ayant deux groupes isolés, il y avait des entraîneurs coincés au milieu. Certains étaient surpris du changement, parce que ça fait 12 ans que ça n’avait pas été comme ça et les choses se passaient bien. Mais j’ai amené un point important. C’est un peu plus humain. Ça nous donne plus de temps pour avoir des discussions un à un. Déjà après six mois, j’ai vu des changements positifs », a dit Hamelin.

Il essaie aussi de respecter les routines de chacun. Selon lui, Mikaël Kingsbury a toujours été plutôt dans sa bulle à l’entraînement. Il n’a pas l’intention de changer ça. « J’essaie de faire mes horaires pour que les choses qu’ils aimaient dans le passé restent. J’essaie de faire des petits groupes dans mon groupe haute performance. J’envoie les filles aux sauts pendant que Mikaël est dans la piste ou le contraire. »

L’équipe canadienne fera ses premiers pas de la saison en Coupe du monde le 7 décembre prochain, à Ruka, en Finlande.