Surf des neiges (Big Air et slopestyle)

Sébastien Toutant et sa médaille universelle

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Photo Émilie Bouchard Labonté, Sportcom 
Sébastien Toutant l'emporte à Stoneham

Montréal, 11 décembre 2018 (Sportcom) – Revenu de la Corée du Sud en février dernier avec une médaille d’or qu’il n’avait pas à son palmarès bien garni, Sébastien Toutant entame sa saison 2018-2019 à titre de champion olympique du Big Air.

L’ajout du slopestyle au programme de l’événement multisports le plus connu internationalement avait déjà fait des vagues à Sotchi, en 2014. Certains planchistes contestaient cette décision, prétendant que les Jeux olympiques n’allaient pas dans le sens de l’esprit de leur sport.

Selon Sébastien Toutant, les mentalités ont changé durant les dernières années. Il accorde lui-même une importance très particulière à ce titre en Big Air, épreuve qui s’est ajoutée à Pyeongchang. Grâce à cette récompense bien connue des amateurs de sport, le Montréalais a réussi à se faire connaître à l’extérieur de son cercle habituel.

« Je pense que la médaille olympique, tout le monde en comprend l’ampleur. Je peux dire que j’ai gagné un certain nombre de médailles aux X Games ou au US Open, mais les gens qui ne suivent pas le snowboard ne sauront pas à quel point c’est prestigieux. Par contre, que les gens suivent le sport ou pas, ils savent que c’est super rare d’avoir une médaille olympique », a expliqué Sébastien Toutant.

Le planchiste est aussi bien heureux de constater que depuis l’ajout du slopestyle et du Big Air au programme olympique, il n’a plus besoin d’expliquer les rouages de son sport chaque fois qu’il accorde une entrevue.

« Avant, je devais toujours expliquer les bases. Maintenant, je peux entrer plus dans les détails. C’est vraiment cool. Je comprenais pourquoi je devais tout expliquer, mais ça ne me permettait jamais d’aller en profondeur », a avoué Toutant.

Extrait d'entrevue avec Sébastien Toutant

Le meilleur des deux mondes

Entre les Jeux de Sotchi, en 2014, et ceux de Pyeongchang, en 2018, Sébastien Toutant a constaté la différence. Les athlètes savaient mieux à quoi s’attendre de la compétition et l’organisation connaissait mieux ce nouveau milieu.

« Cette fois-ci, nous savions que c’était un peu différent de nos compétitions normales. Je pense que les Jeux olympiques se sont adaptés à nous et nous nous sommes adaptés à eux. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le snowboard n’est pas qu’un sport. C’est aussi une façon de vivre » ,

Sébastien Toutant croit qu’en 2022, à Pékin, l’expérience sera encore meilleure. Sera-t-il au rendez-vous pour le constater ?

« J’aimerais vraiment ça. Je ne pensais pas au début, mais je suis un gars qui aime les défis. D’avoir gagné la médaille d’or cette année, ça me donne envie de recommencer pour quatre autres années. J’ai seulement 26 ans, alors c’est aussi réaliste côté âge », a-t-il analysé.

En attendant, il se concentrera sur les compétitions professionnelles, dont le Dew Tour, et le tournage de vidéos. « Oui, nous nous entraînons pendant quatre ans pour les Jeux, mais nous avons aussi beaucoup d’autres compétitions et de tournages entre temps. Nous sommes chanceux, parce que nous avons beaucoup d’occasions. C’est le meilleur des deux mondes. »