Surf des neiges (Big Air et slopestyle)

Sur invitation seulement

BlouinLaurie2017
Photo Facebook/Laurie Blouin 
Laurie Blouin, championne du monde de slopestyle

Montréal, 11 décembre 2018 (Sportcom) – Le calendrier 2018 de Laurie Blouin s’est arrêté en novembre dernier au Air + Style de Pékin, où elle a décroché la médaille de bronze. 

Ce n’est pas le cas de ses coéquipiers Sébastien Toutant et Maxence Parrot qui se sont envolés vers le Colorado cette semaine pour participer au Dew Tour, du 13 au 16 décembre. Cet événement prestigieux dans le monde du surf des neiges se fera sans la vice-championne olympique en slopestyle et championne du monde de 2017 qui n’y a pas été invitée.

« Je ne sais pas pourquoi moi-même. C’est un comité d’invitations qui prend ces décisions-là. Ç’a quand même été une grande déception pour moi. Ça me tient à coeur et j’espérais y retourner », a confié celle qui s’était classée huitième du Dew Tour de Breckenridge l’an dernier.

Le milieu du surf des neiges est particulier. Les événements les plus prisés par les planchistes ne dépendent pas uniquement des classements mondiaux, ils fonctionnent sur invitation.

« C’est sûr que c’est une pression supplémentaire, mais en même temps, nous avons tellement de choix qu’au moins, nous pouvons participer à d’autres compétitions. Il y a des sports qui en ont moins que nous », a indiqué la planchiste de Stoneham.

Elle a bien l’intention de se renseigner davantage sur les critères qui ont poussé le comité de sélection à l’exclure de l’événement, mais en attendant, elle travaillera sur la seule chose qu’elle peut contrôler : ses performances.

« Ça va me laisser du temps pour rider pour moi-même. Je vais travailler fort pour leur prouver qu’ils doivent m’inviter l’an prochain », a mentionné Blouin.

Faire sa place et la conserver

Seb Toots et Max Parrot n’ont plus à être nerveux en attendant leurs invitations pour les Dew Tours, X Games et compagnie. Ils doivent cependant s’assurer de bien faire une fois sur place pour ne pas perdre ce privilège.

« C’est super difficile pour les jeunes d’entrer dans ces compétitions très sélectes, mais c’est possible. Nous l’avons tous fait. Une fois que nous y sommes arrivés, nous faisons partie du circuit. Si une année, nous ne faisons pas vraiment bien, je pense que nous allons être réinvités quand même. Mais c’est sûr que si ça fait plusieurs fois, ils nous remplacent par quelqu’un d’autre », a expliqué Toutant.

Selon Maxence Parrot, l’évolution se fait progressivement. « Il faut commencer par aller dans les compétitions professionnelles moins contingentées, dans lesquelles c’est plus facile d’entrer. Il faut bien performer à chacune d’entre elles et faire des choses qui sortent de l’ordinaire pour se démarquer et se faire un nom », a-t-il dit.

Sébastien Toutant a percé très tôt dans le milieu du surf des neiges professionnel. En 2006, il a remporté le Shakedown, une compétition réputée qui se déroulait à Saint-Sauveur, et s’est fait remarquer par ses premiers commanditaires.

« J’étais jeune. Ça m’a donné une bonne ouverture et j’ai commencé à avoir de l’argent pour voyager. Je me suis mis à performer dans les compétitions professionnelles dès mes premières invitations et j’ai fait ma place », a-t-il raconté.

À son avis, sa compatriote Laurie Blouin doit profiter de chacune des petites occasions qu’elle a dans le milieu professionnel pour y gagner sa place pour de bon.

« Oui, elle a eu une médaille olympique et un titre de championne du monde, mais elle ne compte pas encore beaucoup, beaucoup de bons résultats dans des compétitions professionnelles. Il n’y a pas qu’une façon de voir les choses, mais en continuant de faire des compétitions, elle va y arriver », a-t-il indiqué.