Cyclisme sur piste – Coupe du monde

Lauriane Genest : sprinteuse sur la piste et dans sa progression

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Lauriane Genest

Montréal, 12 décembre 2018 (Sportcom) – En trois ans à peine, Lauriane Genest est passée de patineuse artistique de niveau provincial à membre de l’équipe canadienne de cyclisme sur piste. La haute vitesse, ce n’est pas que sur la piste que ça se passe pour elle… c’est aussi dans sa progression sur la scène internationale. Après des participations aux Coupes du monde de Milton (Ontario) et de Berlin (Allemagne), l’athlète de 20 ans continue d’apprivoiser son passage chez l’élite avant le prochain arrêt qui aura lieu à Londres cette fin de semaine.

L’étape berlinoise a été ardue pour la Lévisienne qui a été disqualifiée au sprint et qui a chuté au keirin après être entrée en collision avec une compétitrice.

« J’ai tourné la page assez rapidement et ça ne sert à rien d’être trop dure envers moi-même alors que je prenais part à la deuxième Coupe du monde de ma carrière », explique-t-elle au retour d’un camp d’entraînement au Portugal.

« Pour être honnête, ce n’est pas facile. L’an dernier, je venais de me joindre au programme de développement et je regardais les athlètes qui allaient partout dans le monde et je n’avais pas réalisé à quel point c’était difficile. Je n’étais pas totalement préparée à ça, alors j’apprends à me connaître et à voir comment je réagis face aux situations. »

Une vie de tournée

Les cyclistes sur piste sont des voyageurs appréciés des compagnies aériennes, eux qui sont des abonnés aux frais de bagages supplémentaires. Les pistards se déplacent avec deux vélos, un de piste et un de route, plusieurs paires de roues et une base d’entraînement stationnaire. Voyager avec autant de matériel est une corvée à laquelle Genest ne s’est pas encore habituée.

« Ce n’est pas comme s’entraîner cinq mois en préparation d’une compétition. Tu as deux semaines entre chaque course et tu es dans les avions, les aéroports et les hôtels. C’est vraiment une grosse adaptation et on ne voyage pas léger! J’ai vécu un gros stress à la Coupe du monde de Milton, mais c’était déjà mieux à celle de Berlin. Ici, à Londres, je me sens encore mieux! »

Physiquement, la jeune femme sent qu’elle a les atouts pour rivaliser avec l’élite. Il ne lui reste plus qu’à apprivoiser tout ce qui entoure les compétitions.

« Le temps de qualification au sprint est ce qui indique quelles sont les filles les plus rapides au monde et j’ai fait deux Top-8 à des courses où il y avait une quarantaine de participantes. J’ai les jambes et la vitesse pour compétitionner contre les meilleures. C’est un sport de tactique et c’est ce qui fait la grosse différence entre les meilleures et celles qui commencent. Je suis convaincue que c’est possible de bien faire en ayant peu d’années d’expérience. »

Coup de foudre pour la piste

Il y a trois ans, le sport de prédilection de Lauriane Genest était le patinage artistique. L’athlète qui était aussi entraîneure au niveau récréatif voulait passer son été à l’extérieur de l’aréna et pour y arriver, elle a commencé à rouler à vélo avec son père. Elle s’est rapidement retrouvée dans le club de Lévis où elle a fait de la course sur route avant de bifurquer vers la piste un an plus tard.

« L’entraîneur a vu que j’avais un potentiel pour la piste et une fois sur le vélo, le déclic s’est fait rapidement. J’ai tout de suite préféré la piste à la route », soutient celle qui se promet bien de chausser à nouveau ses patins durant le temps des Fêtes.

De l’équipe du Québec, elle est rapidement montée à l’équipe nationale de développement, ce qui lui a permis de vivre ses premiers Jeux multisports le printemps dernier, les Jeux du Commonwealth, décrochant au passage une quatrième place à l’épreuve du sprint en Australie, un pays fou de la piste.

« J’ai eu une conversation avec mon entraîneur (Franck Durivaux) aux Championnats panaméricains qui m’avait demandé si je me souvenais où j’étais il y a un an. J’étais aux Championnats québécois. Un an plus tard, j’étais aux Championnats panaméricains », lance l’athlète d’un rire gêné.

« Ma progression a été vraiment rapide et c’est peut-être pour ça que c’est peut-être plus dur de gérer ce qui entoure les compétitions. C’est un gros morceau qui est arrivé vite. »