Judo Canada – Grand Prix de Montréal

Du laboratoire aux hautes sphères du judo

Montréal, 9 juillet 2019 – Le judo est de moins en moins un sport dirigé que par des hommes. Dimanche, en finale masculine des plus de 100 kg du Grand Prix de Montréal, c’est une femme qui était sur le tatami pour arbitrer le duel opposant le Français Teddy Riner au Japonais Hisayochi Harasawa. Parmi ces dames influentes du judo, la Britannique, Docteure Lisa Allan, est une autre figure importante à titre de gérante des compétitions à la fédération internationale de judo (IJF).

Celle qui a pratiqué le judo plus jeune a été initiée au sport par son père qui était entraîneur de l’équipe britannique. Entraîneure et bénévole à ses heures pendant ses études en chimie organique, elle délaisse un peu le sport après l’obtention de son doctorat. L’amour du judo était toutefois encore grand chez elle et, alors qu’elle arrivait à la croisée des chemins dans son parcours de chimiste, l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques de 2012 à la ville de Londres allait changer son destin.

Photo: Judo Canada
M. Mike Tamura et Docteure Lisa Allan.

Elle présente son CV au comité organisateur des Jeux, sans trop d’espoirs, et elle est finalement retenue pour occuper le poste de gérante des compétitions. Terminées les journées au labo, elle était de retour sur les tatamis!

« Après les Jeux, je me cherchais un emploi et c’est le président de la fédération internationale, Marius Vizer, qui m’a offert un poste dans son organisation. J’ai été secrétaire de la Commission sportive pendant neuf mois et ensuite gérante des compétitions pour aussi me joindre au Comité exécutif en 2017. »

L’Écossaise d’origine, première femme à siéger au Comité exécutif, est à même de juger que le savoir-faire du comité organisateur canadien qui a su présenter un tournoi à la hauteur des attentes de la fédération internationale.

« C’est vraiment incroyable! Les dirigeants du comité organisateur, messieurs Mike Tamura, président de Judo Canada, et Nicolas Gill, directeur général et directeur haute performance, connaissent le judo et aussi le judo de haut niveau, a-t-elle déclaré. Ils ont été athlètes, entraîneurs, gérants et ils ont probablement vu 90% des compétitions internationales dans l’un ou l’autre de ces rôles. Ils avaient donc de très bonnes bases lorsqu’ils ont mis le projet en marche. »

Tant dans les hautes sphères du sport que dans l’action, les femmes continueront à avoir une plus grande place. Le mouvement est en marche selon elle.

« Le judo est unique, car les arbitres, hommes ou femmes, officient des matchs féminins ou masculins. Ce n’est pas nouveau, c’est juste qu’il y a maintenant plus de femmes arbitres de haut niveau. Le judo féminin n’est arrivé qu’aux Jeux olympiques en 1992. Ce n’est pas de la faute de quiconque et nous ne blâmons personne. C’était juste comme ça. Mais maintenant, nous devons nous assurer d’aller de l’avant pour que tous, peu importe le genre, aient accès aux mêmes chances. »

Docteur Allan a apprécié son séjour montréalais, tant à côtoyer les athlètes en compétition à l’aréna Maurice-Richard, que pour la ville et le mont Royal où elle allait faire son jogging matinal.

« C’est ma troisième visite et j’adore cette ville! Je ne l’ai pas visitée l’hiver, mais ça m’intéresse. L’organisation du tournoi est excellente, les officiels techniques sont bons et les bénévoles sont incroyables! Quant à la foule, elle encourage tout le monde. C’est spécial, car on ne voit pas ça partout. Tous ces petits détails et ces attentions font la différence entre un bon événement et un excellent événement », poursuit celle qui a d’ailleurs fait une bonne partie de son allocution à la cérémonie d’ouverture en français.

Montréal est ville candidate à la présentation des Championnats du monde cadets de 2021, alors qui sait si la métropole sera en mesure d’accueillir la planète judo une fois de plus.

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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada
 

Informations :
Patrick Esparbès
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