Cyclisme sur route – Grand Prix cycliste de Montréal

Deuxième titre pour Van Avermaet, Zukowsky roi de la montagne

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Montréal, 15 septembre 2019 – Deux jours après avoir terminé troisième à Québec, le Belge Greg Van Avermaet (CCC) a survolé les 200 derniers mètres du Grand Prix de Montréal, dimanche, pour remporter le sprint final et monter sur la plus haute marche du podium. Du côté des Québécois, c’est Nickolas Zukowsky (Équipe nationale canadienne) qui a retenu l’attention en raflant le titre de meilleur grimpeur.

Au final, Van Avermaet a franchi la distance de 219,6 kilomètres en 6 h 9 min 38 s pour récolter une deuxième victoire en quatre ans au Grand Prix de Montréal. Le champion de 2016 a terminé tout juste devant l’Italien Diego Ulissi (UAE Emirates) et l’Espagnol Ivan Garcia (Bahrain-Merida), eux qui ont respectivement pris les deuxième et troisième rangs.

Le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck-QuickStep) a également été dans le coup jusqu’à la toute fin, lui qui était aux commandes de l’épreuve jusqu’à ce que les cyclistes se présentent dans la dernière courbe du parcours montréalais. Celui qui est considéré comme le numéro un mondial n’a toutefois pas été en mesure de maintenir la cadence et a finalement pris le 13e échelon.

Zukowsky se donne en spectacle

Chez les Québécois, la performance du jour est sans contredit celle de Nickolas Zukowsky. Le cycliste de Sainte-Lucie-des-Laurentides en a mis plein la vue en s’échappant dès les premiers instants de la course en compagnie de quatre coureurs, dont son coéquipier Charles-Étienne Chrétien. Il est parvenu à maintenir le rythme pendant plus de 180 kilomètres, après quoi il a ralenti pour réintégrer le peloton et éventuellement terminer 82e, à 8 minutes 38 secondes du vainqueur.

Son long périple dans l’échappée lui a toutefois permis de mettre la main sur le titre du meilleur grimpeur, un honneur qui, selon lui, n’aurait pu être accessible sans le travail de Chrétien, qui a ensuite été contraint à l’abandon.

« Ç’a été un super travail d’équipe! Nous avons pris les commandes rapidement et Charles a fait du travail incroyable pour moi. Nous savions qu’il fallait résister assez longtemps pour avoir le titre de grimpeur et nous avons vraiment tout donné. Il a fait un tour de la mort avec une quarantaine de kilomètres à faire et je me dois de le remercier pour sa performance », a confié le cinquième plus jeune participant du Grand Prix de Montréal, qui était très fier d’avoir réussi cet exploit devant ses partisans.

« C’est vraiment spécial d’avoir pu faire ça ici, à Montréal, devant nos fans. C’était l’fun d’entendre la foule et de voir ma famille sur le bord du parcours. Ça m’a beaucoup aidé et je suis très content du résultat! »

De son côté, Hugo Houle (Astana) a pris le 28e rang en terminant à 50 secondes du peloton de tête. Le meilleur Canadien de l’épreuve de Québec a tenté de remonter dans le dernier tour, sans jamais être capable de consolider sa place avec les meneurs.

« J’ai essayé de m’accrocher, mais j’ai manqué de puissance. Il n’en manquait pas beaucoup, mais ça reste positif. C’est une bonne journée pour moi et je suis satisfait. »

Houle est également revenu sur les deux tours ajoutés à l’épreuve pour l’édition 2019 qui, de ses propres dires, ont augmenté le niveau de stress des participants. « Je pense que les deux tours supplémentaires ont fait peur aux coureurs. La preuve, c’est que le départ a été assez lent et le rythme a vraiment augmenté avec cinq tours à faire. C’est toujours difficile à Montréal et cette année ne fait pas exception. »

Pour leur part, James Piccoli (Équipe nationale canadienne, +10 minutes 26 secondes), Antoine Duchesne (Groupama-FDJ, +10 minutes 26 secondes) et Laurent Gervais (Équipe nationale canadienne, +15 minutes 37 secondes) ont respectivement obtenu les 86e, 90e et 97e rangs.

Michael Woods (EF Education First) a quant à lui conclu au 8e échelon, dans le peloton de tête. Par le fait même, il a récolté le titre de meilleur Canadien.

Boivin et Plamondon se retirent

Après avoir chuté en roulant sur un bidon laissé au sol dans la zone de ravitaillement vendredi, Guillaume Boivin (Israel Racing Academy) était de retour en selle malgré la douleur qui l’affligeait toujours. Il n’a toutefois pas été en mesure de compléter la course.

Le même scénario s’est présenté pour Robin Plamondon (Équipe nationale canadienne). Appelé en renforts par l’équipe nationale canadienne pour combler l’absence de son coéquipier Adam Roberge, victime d’une fracture de la clavicule vendredi, le cycliste de 19 ans s’est arrêté avant l’arrivée.