Taekwondo – Grand Prix de Sofia

« Ç’a été le wake-up call dont j’avais besoin » – Marc-André Bergeron

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Marc-André Bergeron

Montréal, 19 octobre 2019 (Sportcom) – Ayant subi des éliminations hâtives à ses deux derniers tournois, Marc-André Bergeron espérait que le vent tournerait au Grand Prix de taekwondo qui prenait place à Sofia, en Bulgarie. L’athlète de Québec n’y est toutefois pas parvenu, samedi, et s’est fait montrer la porte de sortie au terme du premier tour chez les plus de 80 kg.

Bergeron a plié l’échine 8-4 devant l’Iranien Saeid Rajabi, 24e au classement mondial.

« C’est un adversaire que je ne connaissais pas du tout », a raconté Bergeron qui, une fois que l’identité de son adversaire avait été connue, est allé chercher des vidéos sur YouTube de l’Iranien afin d’analyser son style de combat et ses habiletés.

Bergeron et Rajabi ont entamé le duel tranquillement, observant les faits et gestes de leur opposant. « L’un comme l’autre, nous voulions trouver l’ouverture dans la garde de notre vis-à-vis pour le prendre en erreur avec une petite frappe précise, a mentionné le Québécois. Au bout de 3 rounds, il a eu le dessus sur moi par les points. »

Tout est possible

Classé 25e au monde dans sa catégorie, Marc-André Bergeron croyait en ses chances d’enchaîner des victoires en Bulgarie. « Le Grand Prix regroupe certainement les top-32 mondiaux, mais on voit depuis longtemps un roulement incessant parmi les combattants qui visitent le podium. On ne peut pas dire avec certitude qui va l'emporter et qui va repartir avec les honneurs, alors oui, je suis déçu de l'issue du match  », a-t-il expliqué.

Celui qui n’était pas allé plus loin que le deuxième tour à la Coupe du Président de la zone des Amériques disputée à Las Vegas plus tôt ce mois-ci a décidé de ne pas trop s’apitoyer sur son sort. « Les trois dernières compétitions ont été dures pour la confiance.  Je subis encore la défaite aujourd’hui, mais je garde la tête haute », a affirmé le taekwondoïste de 28 ans.

En analysant de façon constructive ses derniers combats, il sait ce dont il a besoin pour renouer avec la victoire. « Ces tournois ont été une chance extraordinaire de mettre un ou deux éléments majeurs en lumière », a admis l’athlète qui travaillera sur ses actions en zone d’échanges de coups.

« Ç’a été le wake-up call dont j’avais besoin. J’ai réalisé l'importance de rester lucide dans une zone d'échanges, c'est-à-dire de voir jusqu'à la fin de l'exécution d'une frappe en plus être en mesure de bloquer les tentatives de ton adversaire sans perdre le focus. »

Hormis un arrêt en Croatie pour un tournoi Open au mois de novembre, le prochain rendez-vous international de Marc-André Bergeron devrait seulement avoir lieu en avril 2020. Ce dernier revêt de son importance puisqu’il s’agira de son unique chance de qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. Après avoir raté de peu sa place au sein de la délégation canadienne à Rio en 2016, le Québécois ne veut pas à nouveau être laissé de côté.

« Disons que je ne me croiserai pas les bras d’ici là. Je veux rester en forme et travailler sur toutes mes lacunes. Je commencerai aussi à étudier mes adversaires potentiels afin de comprendre leur style, leurs forces et leurs faiblesses », a expliqué celui qui aura besoin d’atteindre la finale du tournoi pour avoir son billet pour le Japon.

Pas de victoire pour Iliesco et Nkogho Mengue

Également en action samedi, mais du côté féminin chez des plus de 67 kg, la Montréalaise Nathalie Iliesco s’est inclinée 20-2 face à la Française Marie-Paule Blé, 19e au monde. Iliesco, 33e à l’échelle mondiale, n’a jamais été dans le coup face à son adversaire qui a été médaillée de bronze chez les moins de 73 kg, plus tôt cette année, aux Championnats du monde de Manchester.

La veille, Hervan Nkogho Mengue (-68 kg), de Québec, avait lui aussi été éliminé en première ronde.

Les taekwondoïstes québécois reprendront le chemin de la maison dimanche.