Patinage de vitesse courte piste

Éric Bédard revient à l’Aréna Maurice-Richard dans un nouveau rôle

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Patinage de vitesse Canada, Dave Holland 
Éric Bédard

Montréal, 8 novembre 2019 (Sportcom) – Éric Bédard a été l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne masculine de patinage de vitesse courte piste le temps d’une saison. À la fin juin, la fédération nationale l’a informé qu’il perdait son poste pour des raisons de restructuration du personnel d’entraîneurs.

Cette fin de semaine, Bédard est de retour à l’Aréna Maurice-Richard dans un nouveau rôle à la deuxième Coupe du monde de la saison. Au lieu d’être en bordure de la glace, il présente les produits de sa compagnie Nagano Skate, dont il dirige la destinée avec son ami et partenaire d’affaires principal, François Drolet, lui aussi un ancien membre de l’équipe nationale.

Lorsque ses anciens athlètes, officiels ou autres membres de la communauté du sport viennent le saluer, difficile pour lui de ne pas penser à ce qui s’est passé au cours des derniers mois.

« C’est difficile. Je m’étais investi corps et âme et du côté des résultats, nous avions décroché deux records canadiens sur quatre distances. Les gars n’avaient jamais patiné aussi vite, alors on ne peut pas me reprocher des choses de ce côté. Je n’ai pas eu de lettre de réprimande et le préparateur mental a dit qu’il n’avait jamais vu l’équipe des gars aussi soudée que ça. J’avais une vision vers les Jeux de Pékin. Tout allait bien et il n’y avait aucun signe précurseur », se rappelle-t-il.

Celui qui a aussi dirigé les formations italienne et allemande ne reste toutefois pas sentimental trop longtemps.

« Un moment donné, tu essaies de trouver le pourquoi, mais il n’y en a pas. J’ai tourné la page. Quand je vois aujourd’hui (vendredi) des athlètes qui viennent me voir pour me donner la main et qui me disent qu’ils ne comprennent pas (mon congédiement) et qu’ils sont contents de me voir, ça me fait plaisir et ça prouve que notre relation allait super bien. »

Une chose demeure pour le quadruple médaillé olympique : la passion du patinage de vitesse courte piste est encore bien présente.

« Je ne peux pas regretter de m’être investi corps et âme pour Patinage de vitesse Canada. Il faut rebondir et mon plan B avec Nagano Skate concorde bien. Je suis super content ! »

Objectif expansion

Nagano Skate existe depuis trois ans et Bédard a donc décidé de s’y consacrer pleinement depuis son départ de l’équipe nationale. La compagnie produit et distribue du matériel spécialisé de patinage de vitesse courte piste en plus de mettre sur pied des camps de perfectionnement pour des athlètes jeunes et moins jeunes.

« C’est un excellent plan B, précise-t-il. La compagnie grandit plus rapidement et c’est valorisant, car on touche tant à l’élite qu’aux débutants. Je suis quelqu’un qui visionnaire et qui cherche à améliorer les produits et les concepts. C’était la même chose lorsque j’étais entraîneur. »

L’Académie Nagano Skate a offert ses formations à plus de 600 jeunes dans 4 camps au Québec, 1 au Nouveau-Brunswick et 1 en Ontario l’été dernier.

« J’étais déjà le responsable des camps d’entraînement pour les jeunes. La recette de nos camps fonctionne super bien et nous voulons l’exporter au niveau mondial dès l’an prochain et être en Europe. »

Avec de tels plans d’expansion, se laissera-t-il tenter si on l’approche pour revenir à la tête d’une équipe nationale?

« C’est une bonne question! Dans les dernières années, j’ai accepté et refusé des offres et j’évaluerai au moment si ça se présente. Si c’est bon pour moi et pour la compagnie, oui, j’y songerai, sauf que je ne changerai pas quatre trente sous pour une piastre. »