Escrime

Les aspirations olympiques de Gabriella Page

État de la situation des escrimeurs québécois en route vers Tokyo

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Photo Fédération canadienne d'escrime 
Gabriella Page

Montréal, 13 janvier 2020 (Sportcom) – Elle l’admet elle-même, Gabriella Page n’avait pas fait tout ce qu’il fallait pour se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio en 2016. Quatre ans plus tard, elle est plus que prête.

« Je me concentre sur moi, ce que j’ai à faire et sur mon escrime. Si je continue à performer comme ça, ça devrait aller, en tout cas j’espère! » mentionne Page, 36e au Grand Prix de sabre de Montréal dimanche.

Celle qui s’est classée 32e aux derniers Championnats du monde et qui a fini 26e lors de la Coupe du monde à Salt Lake City en décembre dernier est en bonne position pour revendiquer sa place aux Jeux de Tokyo en tant que représentante de la zone des Amériques.

« En ce moment, je suis bien placée dans le classement international pour me qualifier pour les Jeux olympiques », a affirmé la sabreuse classée au 29e rang mondial.

Puisque les Américaines devraient obtenir leur place à Tokyo grâce à leur classement mondial en équipe, Gabriella Page doit s’assurer d’être la meilleure du classement continental. Pour ce faire, elle doit notamment poursuivre ses bons résultats pour distancer sa plus proche poursuivante, l’Argentine Maria Beken Perez Maurice, qui a aussi été éliminée dans le tableau de 64 à Montréal et a pour sa part fini 38e.

Les quatre dernières années ont fait toute la différence pour Page, qui a redoublé d’efforts pour ne pas rater son rendez-vous avec les cinq anneaux olympiques.

« À Rio, je n’ai pas tout fait ce qu’il fallait que je fasse pour me qualifier. Je me suis rendu compte à quel point c’est vraiment difficile. En ce moment, peu importe ce qui arrive, je n’ai rien à me reprocher. J’ai fait tous les changements qui fallait, je travaille physiquement et mentalement. Je suis contente de ce que je suis en train de faire, donc si je continue à travailler fort, je vais y arriver. »

Deux autres arrêts sont au programme avant la fin du processus de sélection olympique. Gabriella Page sera des Coupes du monde d’Athènes (Grèce) et de Saint-Nicolas (Belgique) en mars.

Sabre masculin : deux hommes, une seule place

Grâce à sa 20e place au Grand Prix de Montréal, Joseph Polossifakis a consolidé la position du Canada pour un billet olympique en sabre masculin. Cependant, c’est le Montréalais d’adoption Shaul Gordon, 23e au monde, qui est présentement en avance dans la course. Polossifakis pointe pour sa part au 31e rang mondial.

« C'est une bonne rivalité à avoir. Que le meilleur d’entre nous se retrouve à Tokyo ! » a mentionné Joseph Polossifakis, 23e aux Jeux olympiques de Rio. « Ce n’est pas facile aller aux Jeux olympiques. Il ne faut jamais rien tenir pour acquis. Il reste trois compétitions dans le processus. Nous allons nous battre pour que le meilleur sorte affuté et prêt pour la guerre. »

Les prochaines étapes de la Coupe du monde, à Varsovie (21-22 février), Padoue (6-8 mars) et Budapest (20-22 mars) seront les dernières chances pour les deux Canadiens d’améliorer leur classement.

Selon Joseph Polossifakis, de simplement parvenir à qualifier un athlète dans le tableau olympique est déjà une victoire pour le Canada.

« Nous réussissons à bien performer si nous comparons nos ressources à certaines délégations européennes », a indiqué celui qui combine ses nombreux entraînements à son poste à temps plein de directeur du territoire à Petro-Canada. Compréhensif, son employeur lui permet de commencer plus tard certains jours pour ajouter un entraînement à son programme. Son patron était d’ailleurs parmi ses partisans au Grand Prix de Montréal samedi.

Fleuret : Van Haaster et ses coéquipiers toujours dans le coup

Le Canada est aussi toujours dans la course pour une qualification olympique en équipe en fleuret masculin.

Quinzièmes dimanche à la Coupe du monde par équipe de Paris, le Montréalais Maximilien Van Haaster et ses coéquipiers se rapprochent de plus en plus de Tokyo.

À titre d’actuelle numéro un au monde, la formation américaine devrait obtenir sa qualification puisqu’elle fait partie du top-4 mondial, ce qui laisse un billet pour la deuxième meilleure nation des Amériques. Le Canada et le Brésil se disputent cette place qui permettrait à trois fleurettistes de se qualifier automatiquement à l’épreuve individuelle.

« Nous étions déjà devant le Brésil dans les points, mais nous voulions augmenter notre avance à Paris », a expliqué Van Haaster.

C’est chose réussie puisque les Brésiliens ont été battus dans le tableau de 32 et ont fini 17es.

« Nous avons présentement 26 points d’avance sur les Brésiliens, donc le seul moyen pour eux de passer devant nous serait qu’ils fassent un podium lors de la prochaine compétition et que nous soyons éliminés dans le tableau des 32 », a indiqué l’entraîneur de l’équipe nationale de fleuret Julien Camus.

Il ne reste qu’une épreuve par équipe à disputer avant la fin du processus de qualification. Les fleurettistes auront rendez-vous au Caire, en Égypte, du 21 au 23 février.

« Oui, nous devons attendre Le Caire pour avoir la confirmation de notre place, mais disons que nous sommes sur la bonne route », a conclu Camus.