Water-polo – Saison 2020

« Nous sommes prêts à affronter les prochains mois! » – David Paradelo

DavidParadelo2020
Water-polo Canada 
Équipe féminine canadienne de water-polo

Montréal, 21 janvier 2020 – En avril 2019, David Paradelo recevait, pour la deuxième fois de sa jeune carrière, le mandat crucial de diriger l’équipe nationale féminine senior de water-polo et de la qualifier pour les Jeux olympiques.

EN VIDÉO : Entrevue avec David Paradelo
https://www.youtube.com/watch?v=nEZE_dAxU9M&feature=youtu.be

À peine neuf mois plus tard, c’est avec un laissez-passer pour Tokyo et un plan de match étoffé que l’entraîneur de 33 ans poursuit la préparation de sa formation qui a enfin pu savourer la victoire tant attendue, en août dernier, quand elle a vaincu le Brésil au compte de 19-5 en demi-finale des Jeux panaméricains.

« Plusieurs de nos filles avaient vécu les échecs de 2008, 2012 et 2016. Ce fut des périodes difficiles pour elles et pendant toute l’année 2019, nous nous sommes préparés pour ce moment, parfois même au détriment de compétitions comme la Ligue mondiale ou les Championnats du monde. Par contre, nous avions un objectif bien précis et nous l’avons atteint », a raconté Paradelo, qui a rapidement gravi les échelons avec Water-polo Canada, occupant plusieurs postes, dont ceux d’entraîneur-chef de l’équipe NextGen et d’adjoint à l’équipe nationale féminine.

Même s’il concède que l’ajout de deux places supplémentaires au tableau du tournoi olympique 2020 a en quelque sorte « allégé » la tâche de son équipe, le pilote montréalais est fier de la façon dont ses troupes ont réagi lors des Jeux panaméricains de Lima.

« Nous avons commencé nos parties importantes contre le Brésil et Cuba en tirant de l’arrière et nous avons été capables de renverser la vapeur. Nous étions bien préparés mentalement pour toute éventualité et nous étions prêts à gérer la pression que nous avions eue lors des derniers quads. Nous avons fait ce qu’il fallait pour y arriver! » a poursuivi Paradelo au sujet de son club, qui a finalement raflé l’argent au Pérou, s’inclinant contre les États-Unis en grande finale.

Une année « rodée au quart de tour »

La préparation olympique des membres de la formation canadienne féminine est bien entamée. Depuis déjà plusieurs semaines, Paradelo, de même que ses adjoints Andrew Robinson et Cora Campbell, profitent de la centralisation des athlètes à Montréal pour diriger des entraînements au Complexe de l’Institut National du Sport du Québec.

« Nous sommes prêts à affronter les prochains mois! », assure l’entraîneur qui n’a rien laissé au hasard.

« On peut me demander ce que nous allons faire chaque jour de l’année et je peux répondre. En ayant notre qualification, nous avons pu bâtir un horaire précis qui nous mène jusqu’aux Jeux olympiques. Tout est mis en place et c’est pas mal plus simple pour nous. »

Au début du mois de janvier, quelques-unes des représentantes de l’unifolié ont pris la direction de l’Europe, où elles joindront leur équipe professionnelle pour disputer des matchs de saison régulière et du Championnat européen de water-polo.

« Quelques filles vont aller chercher de l’expérience au niveau professionnel et c’est très bien! Leur progression se poursuivra et elles seront avec nous pour prendre part à quelques compétitions préparatoires un peu plus tard cette année », a-t-il expliqué.

Tout miser sur Tokyo

Lorsque questionné sur les objectifs de son équipe en vue des Jeux de Tokyo, Paradelo s’est montré clair dans ses propos. « On vise la plus haute marche du podium! Je pense qu’on ne peut pas aller aux Olympiques sans viser ça », s’est-il exclamé, sans toutefois négliger l’ampleur de la tâche qui attend sa formation d’ici août prochain.

« Nous sommes quand même réalistes, nous avons des échelons à gravir et nous avons beaucoup de travail à faire! Nous allons affronter des adversaires redoutables comme les États-Unis, qui n’ont pas perdu un match depuis quatre ans. Nous aurons plusieurs challenges, mais nous serons prêts. »

Ainsi, les 18 membres de l’équipe canadienne actuelle participeront à divers camps d’entraînement, en plus de prendre part à quelques compétitions internationales qui s’annoncent primordiales pour déterminer la formation finale qui se rendra à Tokyo. 

« Seules 13 filles iront aux Jeux et nous aurons plusieurs décisions difficiles à prendre. Le tout sera basé sur les résultats d’un entraînement collaboratif et compétitif.  Notre objectif est de faire un bout de voyage avec les 18 pour qu’elles acquièrent de l’expérience et que la pérennité du cycle soit assurée », a-t-il conclu.

La formation finale de l’équipe canadienne sera connue le 20 juin 2020, après quoi les joueuses retenues profiteront d’un dernier mois de préparation avant le tournoi olympique qui s’amorcera le 25 juillet.