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Un nouveau rôle pour Gabrielle Carle avec l’équipe nationale

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Source: Twitter/Soccer Canada 


Montréal, 14 février 2020 (Sportcom) – La joueuse de soccer Gabrielle Carle est médaillée olympique. Toutefois, aux Jeux de Rio, elle était réserviste lorsque le Canada a gagné le bronze. Maintenant que les Canadiennes ont assuré leur participation au prochain tournoi olympique, la Québécoise de 21 ans ne ménagera aucun effort afin de pouvoir contribuer sur le terrain à Tokyo. Et évoluer à une autre position pourrait l’aider à y parvenir.

Elle a sauté sur le terrain lors des trois premières rencontres du tournoi de qualification olympique qui s'est conclu dimanche dernier aux États-Unis. Le Canada a su gagner quatre matchs consécutifs pour atteindre la finale et obtenir son billet pour Tokyo. Les Canadiennes se sont ensuite inclinées 3-0 devant les Américaines.

À ses débuts avec l’équipe nationale aux Jeux panaméricains en 2015, l'athlète de Lévis était attaquante latérale, pour ensuite passer au poste de milieu offensif quelques années plus tard. Mais, pendant ce temps, elle ajoutait une autre corde à son arc en faisant ses premiers pas avec les Seminoles de l’Université Florida State, où son entraîneur la voyait jouer comme défenseure latérale.

« Finalement, j’ai réalisé que c’était une position qui me convenait assez bien. C’était le premier tournoi avec l’équipe nationale où on me faisait jouer là, mais ça fait quand même deux ans et demi que je joue en défense », a-t-elle expliqué lors d’un entretien téléphonique avec Sportcom. « On avait un manque sur les ailes défensives et je pense que ça m’a vraiment aidé de pouvoir jouer à cette position-là. »

Gabrielle Carle sait que les prochains mois seront déterminants. Notamment, les représentantes de l’unifolié joueront différents matchs préparatoires et leur entraîneur Kenneth Heiner-Moller prendra plusieurs décisions.

« De mon côté, je vais continuer à travailler le plus que je peux. Je vais juste tout donner, puis on verra. Si je suis capable d’avoir une place sur l’équipe et d’avoir du temps de jeu, c’est incroyable, mais sinon j’aurai fait tout ce que j’aurai pu », a-t-elle résumé.

Pour son ancien entraîneur Rudy Doliscat, qui a été l’un de ses mentors au début de sa carrière, cette habileté à pouvoir s’adapter à une autre position n’est pas une surprise.

« Elle avait certainement du talent, mais au-delà de ça, c’est sa persévérance. Elle a toujours eu un but en tête et elle s’est toujours placée dans les meilleures conditions pour atteindre son objectif », a souligné l’ancien défenseur de l’Impact de Montréal.

Il faut également souligner que depuis 2016, la seule Québécoise de l'équipe nationale a gagné beaucoup d’expérience sur le terrain dans des situations où l’enjeu était très élevé.

Championne aux États-Unis

Après le tournoi olympique cet été, Gabrielle Carle jouera sa quatrième et dernière saison avec les Seminoles de l’Université Florida State, où elle connait beaucoup de succès. En 2018, sa formation a remporté le championnat national et Carle a même été sélectionnée sur l’équipe d’étoiles du tournoi.

« C’est sûr qu’il y a quatre ans d’expérience de plus, mais surtout, le championnat américain et avoir énormément de temps de jeu avec mon équipe aux États-Unis amènent de la confiance », a affirmé celle qui poursuit ses études en physiologie de l’exercice et qui aimerait étudier en médecine ensuite.

« Un sentiment incroyable »

Pour Gabrielle Carle et les autres joueuses canadiennes, Christine Sinclair est une véritable légende. Lorsqu’elle a marqué le 185e but de sa carrière lors du premier match du tournoi de qualification olympique et qu’elle est devenue la meilleure marqueuse de l’histoire à l’international, la joueuse québécoise ne pouvait pas être mieux placée pour y assister.

« Elle a marqué 186 buts et il n’y en a pas tant que ça où j’étais sur le terrain. Son 185e, j’y étais, donc je suis très chanceuse d’avoir pu être aux premières loges pour voir ce but historique. C’était vraiment un sentiment incroyable et de pouvoir participer à la célébration, c’était vraiment unique », a-t-elle raconté.

Au mois de mars, le Canada participera à un tournoi préparatoire en France où il affrontera le Brésil et les Pays-Bas en plus de l’équipe locale.