Surf des neiges

Quand l’adrénaline camoufle une fin de saison hâtive

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Crédit photo: Brian Smith, APEXX Équipes sportives 


Montréal, 19 février 2020 (Sportcom) – En décembre dernier, Elizabeth Hosking attendait son pointage après avoir chuté lors de sa deuxième descente de la finale de la Coupe du monde de Secret Garden, en Chine. La planchiste ne se doutait pas à ce moment que sa douleur à la cheville gauche allait freiner abruptement ses grandes ambitions.

Malgré sa chute, la Québécoise a complété sa descente à l’épreuve de demi-lune et a patienté sur ses deux jambes pour recevoir son résultat. Elle a même repris l’avion en direction de Montréal, le 24 décembre. « Je suis arrivée à minuit et vers 10h, j’avais déjà passé mes radiographies et j’apprenais que c’était plus qu’une foulure. Finalement, c’était une fracture. »

Une pilule difficile à avaler en cette veille de Noël, mais la planchiste a réussi à voir le positif malgré tout. « J’étais triste parce que je m’attendais à plus cette saison. Au moins, j’allais voir toute ma famille en soirée, alors ça m’a consolée un peu. »

Hosking a lancé sa campagne avec une performance décevante à la Coupe du monde de Copper Mountain, au Colorado, où elle a fini 14e. Elle était parvenue à se reprendre en atteignant la finale en Chine, la semaine suivante. Le niveau de stress était à son comble et s’en est suivi une bonne dose d’adrénaline, ce qui est possiblement venu altérer ses douleurs.

« Quand je suis tombée à ma deuxième descente, je ne pensais pas que c’était si pire que ça, mais je savais qu’il y avait quelque chose qui n’était pas correct », a confié la spécialiste de l’épreuve de demi-lune. Elle n’imaginait pas avoir subi une blessure sérieuse et comptait bien revenir du temps des fêtes en force afin de se démarquer dans le circuit des Coupes du monde.

Il s’agissait d’une troisième saison en Coupe du monde pour l’athlète de 18 ans, elle qui visait un top-6 mondial à l’issue du calendrier.

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« Un mal pour un bien »

Celle qui était la plus jeune Canadienne à participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 est persuadée de pouvoir rebondir, et ce, dès la prochaine saison. « Je vais faire tout mon possible pour revenir encore plus forte et j’essaye de penser da manière positive, a-t-elle expliqué. C’est un mal pour un bien! Je vais pouvoir me concentrer sur l’aspect psychologique, où on a vu que j’avais une lacune. »

Aux deux Coupes du monde auxquelles elle a pris part cette année, Elizabeth Hosking avait souligné que sa nervosité avait eu un impact sur ses performances.

Elle voudra également redoubler d’efforts en salle d’entraînement. « Je manquais de temps avant, là je vais pouvoir mettre l’accent sur mes faiblesses. Je passe beaucoup de temps avec ma préparatrice mentale Heidi Malo. Je la rencontre et je fais de la visualisation. Je suis avec elle depuis plusieurs années, mais là, on va pouvoir prendre le temps nécessaire. »