Gymnastique artistique

Félix Dolci veut s’offrir les J.O. pour ses 18 ans

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Martin Rulsch 
Félix Dolci

Montréal, 24 février 2020 (Sportcom) – Avoir 18 ans ! Pour plusieurs, c’est de pouvoir enfin exercer son droit de vote et sortir légalement dans les bars. Pour le gymnaste Félix Dolci, atteindre sa majorité cette année a également une autre teneur puisqu’elle lui permet de joindre les rangs seniors de sa discipline et ce, à moins de six mois des Jeux de Tokyo.

« Je prépare une très grosse année. 2020, ça fait longtemps que j’en parle. Je veux me rendre aux J.O. en réalisant tous les petits objectifs qui pourraient me mener à ce grand objectif. On met tout en œuvre pour les atteindre et on verra bien où la performance me mènera ! », souligne le principal intéressé.

Champion du monde junior en titre aux anneaux et vice-champion au sol, Félix Dolci viendra certainement créer une petite commotion dans le monde de la gymnastique canadienne à son arrivée chez les seniors.

« Je suis très excité à l’idée d’y faire mon entrée », mentionne le gymnaste lavallois dont la première compétition officielle sera la Coupe internationale de l’Université de Calgary (UCIC), les 20 et 21 mars prochains. Et l’enjeu sera grand, car les quatre meilleurs Canadiens de la compétition se qualifieront pour les Championnats panaméricains, qui serviront d’épreuve de qualification olympique pour le concours complet.

« Ça fait longtemps que je veux me mesurer aux athlètes seniors canadiens et internationaux. Je ne veux pas manquer mon coup, et je m’entraîne très, très fort pour non seulement faire un premier saut chez les seniors, mais bien le faire. Je ne veux pas y arriver à moitié. »

Cela fait suffisamment longtemps que Dolci observe ses futurs adversaires pour savoir qu’il sera à sa place. « J’ai super hâte », affirme celui qui n’éprouve pas trop de nervosité à franchir cette nouvelle étape. « Je n’ai jamais été le genre de compétiteur qui craque sous la pression. J’aime relever des défis. »

« Je serai le petit nouveau, mais ça ne me stresse pas, loin de là, renchérit-il. C’est une motivation supplémentaire. La gymnastique de haut niveau, j’en ai vu maintes fois, donc ça ne m’intimide pas. C’est motivant d’enfin pouvoir me comparer à eux et de me battre contre eux d’égal à égal. »

Afin de reluquer le sommet du podium, Félix Dolci continuera de miser sur ses valeurs sûres, les anneaux, le sol et le saut, tout en travaillant ses routines aux barres parallèles et à la barre fixe. « Je veux pouvoir les mettre d’un très haut niveau. Au cheval d’arçons, j’ai plus de difficulté à rattraper les grandes forces internationales, mais je veux tout le temps essayer de m’améliorer et ne pas commettre d’erreurs afin de faire ma job et me démarquer aux autres appareils. »

Un top-4 canadien à Calgary serait une première étape franchie sur sa route vers les Jeux olympiques de Tokyo, mais il devra ensuite faire ses preuves aux Championnats panaméricains. Deux billets seulement sont disponibles pour la zone des Amériques au concours complet.

« C’est un très, très gros défi. Après ça, est-ce atteignable ou pas? On verra ça en temps et lieu. En gymnastique, tout peut arriver en compétition. C’est sûr que dans ma tête, tout est possible et je me bats tous les jours pour cette qualification olympique », explique l’athlète qui a également l’œil sur les Jeux de Paris en 2024 et de Los Angeles en 2028.

Si le plan fonctionne comme prévu, le 2 mai, le jour de ses 18 ans, Félix Dolci sera à Orem, en Utah, où les Championnats panaméricains commenceront quelques jours plus tard. « À mon retour, c’est sûr qu’on fêtera mes 18 ans avec ma famille et mes amis », assure-t-il.

Et qui sait, il y aura peut-être aussi une qualification olympique à célébrer…