Biathlon

« C’est définitivement un grand pas pour moi ! » – Jules Burnotte

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Courtoisie 
Jules Burnotte

Montréal, 15 mai 2020 (Sportcom) – Après des semaines de discussions, d’organisation et de préparation, Jules Burnotte peut enfin l’annoncer : c’est au Québec, plus précisément au Centre national d’entraînement Pierre-Harvey (CNEPH) de ski de fond, qu’il tiendra sa préparation estivale. Cette nouvelle réjouit au plus haut point celui qui a passé les derniers mois à parcourir l’Europe en Coupe du monde de biathlon.

Dès le début du mois de juin, le Sherbrookois se joindra aux 14 fondeurs québécois qui s’exerceront au centre basé à Saint-Ferréol-les-Neiges.

« Mon but était de trouver la meilleure option pour m’entraîner ici et passer du temps au Québec, dans mon environnement. Le CNEPH correspondait à tous ces critères et pour moi, il n’y a aucun doute que ça me permettra de faire des gains significatifs, tant en technique qu'en forme physique », a-t-il indiqué au sujet de cette décision issue d’une collaboration d’exception entre Biathlon Canada et Louis Bouchard, entraîneur du CNEPH.

« J’en ai parlé à Justin Wadsworth (entraîneur de l’équipe canadienne de biathlon) et il a tout de suite contacté Louis Bouchard. Les deux ont déjà travaillé ensemble (Ndlr : dans l’équipe canadienne de ski de fond), alors ils ont pu discuter des différentes façons d’organiser le tout. »

En choisissant le CNEPH, Burnotte, 82e au classement cumulatif de la Coupe du monde de biathlon, bénéficiera également d’un soutien complet. Un aspect qui fait contraste avec ce qu’il a vécu au cours de la dernière période estivale.

« J’ai toujours été assez autonome dans mon entraînement, mais quand je pense à l’année dernière, je me rends compte que je n’avais pas réussi à atteindre un niveau d’entraînement optimal, alors que je suis rendu au niveau de Coupe du monde », a confié celui qui avait notamment été ralenti par deux commotions cérébrales survenues à quelques mois d’intervalle.

« D’avoir un encadrement beaucoup plus serré avec une équipe complète, ça va beaucoup m’aider. C’est définitivement un grand pas pour moi ! »

Un circuit compétitif et collaboratif

Tout au long de l’été, Jules Burnotte participera au circuit régional de compétitions multisport minutieusement organisé par le pilote du CNEPH.

L’arrivée de Burnotte, un compétiteur aguerri qui a déjà participé aux Championnats du monde juniors de cross-country (athlétisme), n’est donc pas passée inaperçue aux yeux de ses futurs partenaires d’entraînement.

Le nouveau venu devra toutefois se surpasser s’il souhaite remporter les grands honneurs. « Je pense à Philippe Boucher, un fondeur qui est une machine de course à pied alors là, ça va lui faire un challenge ! » a lancé Antoine Cyr, qui a hâte de collaborer avec son nouveau camarade.

« Ce sera un partenaire d’entraînement de plus, ce qui est toujours excellent pour nous. Nous pratiquons un sport individuel, mais il y a beaucoup d’entraide et lorsque tu as une bonne formation autour de toi, ça fait toute la différence au monde. Jules, c’est un super athlète et j’ai hâte de le rencontrer et de commencer à m’entraîner avec lui. »

Burnotte abonde dans le même sens et se dit prêt à faire face au défi qui l’attend. « Je suis vraiment motivé et j’ai hâte de me joindre à cette superbe équipe ! Je poursuis ma remise en forme et je serai à 100 % lorsque le tout s’amorcera, tant physiquement que mentalement. Ça fait longtemps que j’en parle et finalement, ça se concrétise. »

Tirer profit des « journées de congé »

Jules Burnotte souhaite peaufiner tout son arsenal pour avoir du succès au niveau international. Afin de mettre toutes les chances de son côté, il sera suivi quotidiennement par l’entraîneur de tir de l’unifolié, Pavel Lantsov.  

« L’un des principaux défis en biathlon est de séparer le ski et le tir, puis d’exceller dans les deux disciplines. J’aurai différents programmes à suivre et nous allons échanger des photos et des vidéos toutes les semaines. Le suivi à distance n’est pas une nouvelle adaptation pour moi et je suis confiant de pouvoir m’améliorer », assure le biathlète de 23 ans, sans exclure une éventuelle visite au centre d’entraînement de Biathlon Canada situé à Canmore, en Alberta, afin de renouer avec ses entraîneurs et ses coéquipiers de l’équipe nationale.

Sa priorité demeure toutefois d’utiliser ses journées ou semaines de repos au CNEPH pour se rendre chez lui, à Sherbrooke, où il devrait avoir accès aux installations de son club de tir local, si les conditions de confinement le permettent. Et les nombreux allers-retours prévus sont loin d’effrayer le principal intéressé qui y voit une belle occasion de renouer avec ses proches.

« C’est sûr que je vais en profiter pour aller voir ma famille si c’est permis ! Présentement, on limite les visites pour suivre les consignes gouvernementales. C’est bizarre d’être aussi près et de ne pas pouvoir se voir, mais au moins, on peut s’appeler dans le même fuseau horaire », a-t-il dit sur une note humoristique.

Burnotte espère aussi effectuer quelques sorties en bateau avec sa sœur, Anna Burnotte, qui poursuit présentement son entraînement d’aviron à Knowlton. « Nous avons l’habitude de le faire pendant l’été, même si nous ne nous voyons pas très souvent. Je fais la vigie pendant qu’elle s’entraîne et c’est toujours plaisant. Nous allons y aller dès que l’on peut, c’est sûr ! »

En attendant, Burnotte poursuit son confinement à Montréal en compagnie de sa copine, qu’il a rejointe à la suite de son isolement obligatoire de 14 jours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il file le parfait bonheur, en dépit des circonstances.

« Quand je suis revenu d’Europe, j’ai passé mes deux semaines d’isolement dans une cabane sur la terre familiale. Je me suis ressourcé et ça m’a fait du bien. Présentement, je profite de chaque moment avec ma blonde avant de commencer cet été chargé », a-t-il conclu.