Goalball

Le monde du goalball ébranlé par le décès de Nancy Morin

MorinNancy4
Photo Dan Galbraith, CPC 
Nancy Morin

Montréal, 20 mai 2020 (Sportcom) – Nous sommes en finale féminine de goalball des Jeux paralympiques de Sydney. Il reste moins de 20 secondes au chronomètre. Nancy Morin s’empare du ballon sonore, typique au jeu de goalball, et le lance vers les Espagnoles. Le ballon roule et les Canadiennes espèrent qu’aucune de leurs adversaires ne sera en mesure de bloquer le tir. Le ballon franchit la ligne du but et, à ses premiers Jeux paralympiques, Nancy Morin venait de permettre à son équipe de remporter la médaille d’or.

Près de 20 ans plus tard, le 8 mai dernier, la Québécoise s’est éteinte à l’âge de 44 ans. La cause de son décès est toujours inconnue au moment d’écrire ces lignes.

« Elle avait marqué presque tous les buts canadiens du tournoi paralympique », se souvient son ancienne coéquipière Nathalie Chartrand et directrice générale de l’Association sportive des aveugles du Québec (ASAQ), encore sous le choc de cette incompréhensible nouvelle.

Surnommée le Bras canadien, Nancy Morin a joint les rangs de l'équipe nationale féminine de goalball en 1997 et a participé à cinq Jeux paralympiques. Après l’or en 2000, la joueuse et ses coéquipières ont ajouté un deuxième titre en 2004 à Athènes. Elle aura aussi été des délégations canadiennes de Pékin en 2008, Londres en 2012 et Rio en 2016.

Sa dernière présence sur un terrain en tournoi international aura eu lieu le 8 juin 2018, aux Championnats du monde de Malmö (Suède). Malgré une blessure à un genou, elle avait aidé le Canada à finir au quatrième rang. Elle avait pris sa retraite sportive plus tard au cours de la même année et occupait un emploi en accessibilité au gouvernement fédéral. Conférencière, elle a toujours voulu redonner à son sport.

Nancy Morin était une figure connue dans le monde du goalball. Plusieurs messages et des hommages parviennent à la famille d’aussi loin que du Brésil, de la Suède et de l’Australie. « Elle le mérite », rappelle Nathalie Chartrand.

« C'était notre Nadia Comaneci,
notre Guy Lafleur, mais inconnue du public. »

Pour en savoir plus sur le parcours sportif de Nancy Morin, consultez la page qui lui est dédiée sur le site Web de l’Association sportive des aveugles du Québec.

Elle laisse dans le deuil ses parents Claudette et Claude Morin, ainsi que son frère Martin.