Cyclisme sur route

James Piccoli a hâte de prouver sa valeur

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Noa Toledo Arnon, Israel Start-Up Nation 
James Piccoli

Montréal, 9 juillet 2020 (Sportcom) – Après avoir passé les derniers mois à sillonner les rues du Grand Montréal dans l’espoir de reprendre la compétition le plus vite possible, James Piccoli a finalement quitté le pays, mardi dernier, en direction de l’Europe. Il y a rejoint les membres de son équipe, Israel Start-Up Nation, qui amorcera sa préparation collective au cours des prochains jours.

De nature plutôt calme, le cycliste de Mont-Royal avait peine à cacher son enthousiasme en vue de la reprise des activités du World Tour. 

« Je suis vraiment excité ! Je me sens bien et ce sera plaisant de rouler avec les gars. J’ai hâte de retourner à la compétition pour montrer ce que je peux faire », a-t-il lancé quelques minutes avant de prendre son vol.

Sa première destination : Andorre, où il prendra part à un camp préparatoire de deux semaines en montagne avec les autres cyclistes de sa formation. Il établira ensuite ses quartiers en Espagne, dans un petit appartement loué pour l’été, avant de passer aux choses sérieuses.

« Le gars le plus chanceux au monde »

Certes, la première saison en World Tour ne se passe pas comme prévu pour Piccoli qui a été limité à trois compétitions depuis le début de l’année 2020. Son meilleur résultat a été une huitième place lors d’une étape du Jayco Herald Sun Tour.

La situation est toutefois loin de décourager le grimpeur qui, fidèle à ses habitudes, voit les choses du bon côté. « Je le dis souvent, mais je me considère comme le gars le plus chanceux au monde ! J’ai un foyer, je mange à ma faim et je suis payé à faire du vélo. Je ne peux pas demander mieux que ça », a-t-il expliqué, un brin philosophe.

Piccoli a passé les derniers mois à s’entraîner majoritairement en solitaire, un scénario qu’il connaît bien et dans lequel il parvient toujours à se dépasser. « C’est une force pour moi! Je n’ai pas besoin de motivation pour m’entraîner et je suis habitué de le faire seul. »

L’athlète de 28 ans a donc mis les bouchées doubles, s’entraînant en moyenne 30 heures par semaine. « C’est assez haut comme volume d’entraînement! » a lancé celui qui aussi profité de sa pause forcée afin d’amasser des fonds pour les établissements de soins de santé dans le besoin en grimpant la voie Camillien-Houde 100 fois, le 2 mai dernier.

« L’équipe a été impressionnée par le nombre d’heures que je roulais. J’ai pris cette pause (le confinement) comme une opportunité et ç’a bien fonctionné. L’équipe était là pour m’appuyer et je suis content du travail accompli », a poursuivi Piccoli, qui compte bien rendre la pareille à ses supérieurs plus tôt que tard.

Par ailleurs, ceux-ci ont annoncé jeudi qu’ils avaient mis sous contrat le Britannique et quadruple vainqueur du Tour de France Chris Froome pour la saison 2021.

Un premier Grand Tour ?

« Dans le passé, j’ai toujours eu du succès quand j’ai une bonne période de préparation. Je vais recommencer la compétition dans un bon état d’esprit et je me sens prêt », a assuré le Québécois à l’aube d’une fin de saison des plus occupées.

Au total, James Piccoli projette prendre entre 40 et 45 départs d’ici la fin novembre. Le tout s’amorcera avec le Tour de Pologne, du 5 au 9 août, avant de faire quelques courses en Italie. Mais pour ce qui est du reste de la campagne, tout est encore à décider.

« Avec un calendrier aussi chargé, on ne peut pas savoir ce qui va se passer et qui seront les coureurs pour chaque compétition. On va voir la forme des gars après les premières courses et je devrai rester prêt, peu importe la situation. »

Piccoli a d’ailleurs encerclé la date du 20 octobre sur son calendrier, soit le premier jour du Tour d’Espagne. « Je devrais faire un Grand Tour cette année, mais reste à savoir lequel. Dans ma tête, je me prépare pour La Vuelta. Si tout se passe comme prévu, je devrais être du départ là-bas », a-t-il révélé.

Mais peu importe ce qui adviendra, Piccoli souhaite avant tout prendre le pouls du plus haut niveau de compétition cycliste au monde, tout en démontrant son savoir-faire.

« Je veux prendre de l’expérience pour les prochaines années. Mes chiffres sont prometteurs et je sens vraiment que l’équipe et derrière moi. Ça augure très bien pour le futur et maintenant, je dois prouver à ma formation que je suis prêt », a-t-il conclu.