Volleyball de plage

Athènes 2004 : le parcours mémorable de Guylaine Dumont et d’Annie Martin

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COC/Mike Ridewood 
Guylaine Dumont et Annie Martin

Montréal, 23 juillet 2020 (Sportcom) – En août 2004, Guylaine Dumont et Annie Martin causaient la surprise en terminant cinquièmes du tournoi olympique d’Athènes, en Grèce. Seize ans plus tard, les deux athlètes reviennent sur cette performance qui a fait vibrer le Québec.

À quelques jours du moment où le tournoi olympique 2020 de volleyball de plage devait s’amorcer, Sportcom vous propose une série de trois textes sur les deux volleyeuses qui ont gagné le cœur des Québécois et qui, encore aujourd’hui, marquent le sport à leur façon.

C’est le genre d’histoire qui ne s’oublie pas. Et c’est toujours avec autant de passion qu’elles reviennent sur le plus grand moment de leur parcours sportif.

« C’est comme le summum d’une carrière. Rien d’autre n’est comparable aux Olympiques et quand on le vit, on le comprend », mentionne Guylaine Dumont qui, à 36 ans, atteignait enfin son objectif olympique.

« J’étais très fébrile quand j’ai mis le pied au village olympique. C’était vrai. Je touchais enfin à mon rêve et je voulais profiter de chaque moment. »

Du haut de ses 22 ans, Annie Martin profitait quant à elle des Jeux d’Athènes pour marquer le début d’une longue et fructueuse carrière.

« Quand on est jeune, on a toujours en tête les Jeux olympiques, mais on ne sait pas si on a le potentiel pour y arriver. Je faisais tout ce que je pouvais pour m’améliorer et finalement, j’y parvenais », indique celle qui, en plus, avait l’honneur d’y accéder en compagnie de son idole.

« Je n’avais jamais pensé que c’était possible de jouer avec Guylaine ! Tout le monde l’admirait pour son talent et j’avais la chance de jouer avec elle aux Olympiques. C’était spécial », se rappelle-t-elle.

Mais au-delà de la réalisation du rêve olympique se cachait le désir de monter sur le podium du plus grand événement sportif sur la planète. Et les deux coéquipières étaient prêtes pour le défi qui les attendait.

S’imposer d’entrée de jeu

À l’aube du début des activités à Athènes, Guylaine Dumont et Annie Martin occupaient le 16e rang du classement olympique provisoire. Rien toutefois pour ébranler le duo qui, quelques semaines plus tôt, venait de connaître sa meilleure performance, terminant au quatrième échelon du Grand Chelem de Stavanger, en Norvège.

« Nous avions gardé ça pour nous, car nous ne voulions pas avoir plus de pression, mais notre but, c’était le podium olympique. Plus nous approchions du tournoi, plus ça devenait réaliste », révèle Dumont.

Et ce, même s’il leur a été difficile de garder leur calme à l’approche du premier match. « Les Jeux olympiques, c’est tellement gros ! C’est un mélange d’excitation et de stress. Nous étions nerveuses et personnellement, j’étais songeuse lors de nos temps libres. C’était le moment de performer au meilleur de nos capacités », poursuit Martin.

Mais les doutes se sont dissipés très rapidement. Dès la ronde préliminaire, le duo a démontré qu’il était là pour rivaliser avec les meilleures au monde.

Dumont et Martin ont remporté leurs duels face aux Suisses (21-16 et 21-13) et contre les Norvégiennes (21-19 et 29-27). Leur seul faux pas est survenu au deuxième match contre la paire américaine composée d’Holly McPeak et Elaine Youngs, classée quatrième au monde. Cette dernière s’est imposée au compte de 2-1 (21-13, 12-21 et 15-9).

« Chaque match avait une énergie différente. On connaissait bien les équipes, alors on savait un peu à quoi s’attendre. Nous étions bien préparées et ça nous a permis de commencer le tournoi en force », explique Annie Martin.

Leur fiche de deux gains et un revers les a classées au second rang du groupe D et, par le fait même, leur a procuré une place dans les huitièmes de finale, où les confrontations sont décidées par un tirage au sort.

Les Québécoises n’avaient plus le droit à l’erreur, mais une fois de plus, elles ont réagi admirablement bien à la pression. Elles sont venues à bout des Cubaines Dalixia Fernández et Tamara Larreaen en deux manches de 21-18 et 21-19.

Ne restaient alors que huit équipes dans le tournoi olympique. De quoi nourrir l’espoir d’un podium, mais le plus grand défi demeurait à venir en quarts de finale.

Sur leur route se trouvaient les Américaines Kerri Walsh et Misty May, premières sur l’échiquier international et invaincues depuis plus de deux ans.

« Nous savions que ça allait être difficile », avoue Guylaine Dumont.

À lire demain : Le tirage au sort défavorable