Cyclisme sur route – Trois Jours de Bruges-La Panne (World Tour hommes)

Déterminé, Guillaume Boivin conclut sa saison sur une bonne note

Guillaume Boivin_Noa Toledo Arnon, Israel Start-Up Nation
Noa Toledo Arnon, Israel Start-Up Nation 
Guillaume Boivin

Montréal, 21 octobre 2020 (Sportcom) – Le vent, les bordures et les chutes sont venus compliquer la tâche de Guillaume Boivin (Israel Start-Up Nation) lors de l’épreuve des Trois Jours de Bruges-La Panne disputée mercredi, en Belgique. La persévérance du Québécois lui a toutefois permis de conclure sa saison avec une 33e place.

« Ç’a été une journée assez compliquée ! » a lancé d’entrée de jeu le Montréalais qui, après avoir connu un bon départ, a été relégué à l’arrière du peloton en raison d’une chute survenue tout juste devant lui.

« J’étais super bien placé après huit kilomètres, mais il y a eu un incident devant moi. J’ai dû freiner brusquement et je me suis retrouvé complètement en arrière. »

Résolu à conclure sa saison avec un classement, l’athlète de 31 ans a poursuivi la bataille jusqu’à la toute fin pour compléter l’épreuve de 188,6 kilomètres. Il s’est d’ailleurs dit fier de la manière dont il a réagi.

« Ça m’a pris 95 kilomètres pour remonter à l’avant, mais j’y suis arrivé. J’avais de bonnes jambes, alors je me suis dit advienne que pourra et j’ai roulé à bloc jusqu’à l’arrivée. Le résultat demeure ordinaire, mais c’est probablement une de mes meilleures courses au niveau physique, alors je suis content de finir ainsi. »

Au final, Guillaume Boivin termine à 3 minutes 21 secondes du gagnant, le Belge Yves Lampaert (Deceuninck-Quick Step). Ce dernier s’est échappé du groupe de meneurs à 7 kilomètres de l’arrivée pour filer vers une victoire en solo. Ses compatriotes Tim Declercq (Deceuninck-Quick Step) et Tim Merlier (Alpecin-Fenix) l’ont suivi une vingtaine de secondes plus tard pour compléter le triplé belge.

Boivin profitera maintenant de quelques semaines de congé en sol québécois. Il devrait retourner en Europe en décembre prochain pour participer à un camp préparatoire en compagnie de ses coéquipiers de la formation Israel Start-Up Nation, avec qui il est sous contrat jusqu’à la fin de la campagne 2022.

Les ennuis mécaniques coulent Hugo Houle

Également de cette épreuve, Hugo Houle (Astana) a quant à lui été contraint à l’abandon après qu’il ait vu sa selle se briser à deux reprises.

« J’étais bien parti et je me sentais très bien, mais j’ai pris un gros coup et ma selle s’est abaissée de quelques centimètres. Je n’étais pas capable de tout donner, mais j’ai réussi à m’accrocher pendant 25 kilomètres comme ça avant de pouvoir enfin changer de vélo », a raconté le cycliste de Sainte-Perpétue.

Houle a ensuite poursuivi ses efforts pour retrouver le devant du peloton, mais a une fois de plus vu son équipement céder à la suite d’un contact, mettant ainsi fin une course qu’il juge « catastrophique ».

« J’ai frappé une autre bosse et ma selle a baissé une deuxième fois. J’ai essayé de continuer, mais je n’avais pas assez de force pour finir. À la fin, j’avais mal au cou et au dos, alors j’ai décidé d’arrêter. C’est décevant parce que la forme était bonne, mais ce sont des choses qui arrivent. J’ai quand même donné le meilleur de moi-même. »

Les mésaventures de cette dernière course sont toutefois loin de brimer le moral du Québécois qui complète une saison marquée par un excellent Tour de France, où il a terminé à cinq reprises parmi le top-15. Il y a également obtenu son meilleur résultat individuel en se classant 7e lors de la 12e étape disputée le 10 septembre dernier.

« Je suis très heureux de mon année en général. Le Tour de France était le point culminant de la saison et j’ai réussi à frapper fort. C’est le genre de résultat qui m’encourage, qui me laisse croire que j’aurai mon jour de gloire moi aussi. J’ai bien progressé et c’est très motivant pour la prochaine saison », a-t-il conclu.