Ski de fond

Quand le plan B devient le plan A

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Louis Bouchard à la Coupe du monde de Québec en 2019. 
Louis Bouchard

Montréal, 28 octobre 2020 (Sportcom) – La saison 2020-2021 des compétitions de ski de fond est incertaine depuis des mois. Sans savoir à quel moment les fondeurs pourraient à nouveau enfiler un dossard, l’entraîneur Louis Bouchard avait décidé de mettre sur pied un circuit régional, l’été dernier, afin de garder les athlètes du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey (CNEPH) motivés.

Retour sur les derniers mois où ce circuit de courses de ski à roulettes et de course à pied aura finalement été bien plus qu’un simple plan B.

« Notre circuit a été un succès ! C’est une initiative fantastique et cela a permis aux athlètes de garder la motivation. En ce moment, ils sont en super forme et c’est en partie grâce à ça », avance le vétéran entraîneur.

Au total, dix des douze épreuves prévues ont pu être présentées. Les deux dernières ont dû être annulées lorsque la grande région de Québec est passée en zone rouge cet automne. Étienne Hébert s’est imposé chez les hommes au classement cumulatif, tandis que Laura Leclair a fini première chez les femmes.

« Cela a stimulé le groupe plus que d’habitude. La forme est meilleure parce que ce circuit les a gardés à penser à court terme. C’était facile de rester dans le présent. […] Je suis content d’avoir pensé à ça et cela nous a sortis d’une routine qui était là depuis longtemps. Nous faisions bien les choses, mais je pense que nous venons de nous améliorer », poursuit Bouchard, qui compte répéter l’expérience dans les années à venir, même lorsque les règles de distanciation sociale seront disparues.

En entrevue, l’entraîneur lance à la blague que les gagnants du circuit remporteraient un voyage de type tout-inclus au soleil pour stimuler le groupe.

Sur un ton plus sérieux, Bouchard mentionne que plusieurs commerçants et restaurateurs de la Côte-de-Beaupré ont participé à la concrétisation du circuit en donnant des chèques-cadeaux pour les gagnants des différentes étapes. Comme les athlètes qui ont vu leur avenir s’embrouiller, plusieurs d’entre eux ont vu disparaître d’importantes sources de revenus, notamment à la suite de l’annulation de la Coupe du monde de vélo de montagne du mont Sainte-Anne.

La suite

Les athlètes du CNEPH mettront le cap sur Canmore, en Alberta, à la fin du mois, pour une durée de deux semaines afin prendre part à l’événement Frozen Thunder, une série de courses intraéquipes qui leur permettra de reprendre contact avec la neige. Selon les circonstances, ce séjour pourrait être prolongé.

« S’il y a trop de restrictions à respecter pour la quarantaine à notre retour (au Québec), nous allons vivre en Alberta pendant un moment. Nos athlètes étaient dans une bulle de colocataires au mont Sainte-Anne et ils vont la conserver à Canmore pour minimiser les risques. C’est après la première semaine de novembre que nous prendrons la décision si nous allons rester-là jusqu’aux Fêtes. »

Si le retour au Québec est hâtif, les fondeurs prendront part aux épreuves de la Coupe de l’Est FIS prévues à Morin-Heights et Gatineau à compter du début décembre, si elles ont lieu.

Quant à Cendrine Browne et Antoine Cyr, ils seront au départ des épreuves de la Coupe du monde de Lillehammer. Browne devra se classer deux fois dans les 24 premières aux étapes de Lillehammer et de Davos si elle veut remettre la main sur son brevet de Sport Canada et pleinement réintégrer l’équipe nationale.